
Des travaux de consolidation doivent être mené, un état des lieux le confirme et inquiète. Le château tombe en ruine.
Pour donner une vue d’ensemble, à droite, le bastion rectangulaire sud, en dessous, l’arrière du bastion rectangulaire avec sa porte d’entrée, au premier plan, le mur écroulé, à gauche, le donjon endommagé et la partie nord du chemin, des réparations en perspective. Sauver les détails patrimoniaux est un point important à prendre en compte.
Au fil du temps, du côté ouest, des fissures dans le bosselage extérieur du mur se forment à cause de l’infiltration de l’eau de pluie qui fait augmenter les volumes des matériaux de remplissage et celles-ci s’élargissent. L’édifice se fragilise, le sauver devient au fil des découvertes et des mauvaises surprises, une priorité, une urgence, un objectif, un projet.
Le bastion rectangulaire côté sud domine les parois rocheuses
vers le Val de Lièpvre, une réfection est aussi à envisager. Les dernières consoles supportant le plancher et la charpente des garde-corps sont en équilibre instable sur le mur et ne tiennent que par miracle. Il faut donc les réparer.
Après 1489, une porte qui part de la cour donne accès par un escalier de six marches à la partie basse de la tour, auparavant un cachot. Ce cachot était éclairé
par un soupirail et couvert par une belle voûte en briques à quatre pans. Une partie à restaurer.
Incorporé dans le mur d’enceinte, une construction triangulaire en saillie a été ajoutée au XVe siècle lors d’une réparation tenant en compte les armes à feu.
A gauche, la partie circulaire du mur présente une lézarde inquiétante. Les meurtrières sont d’une facture remarquable et unique, des ébrasements à gradins et les cintres excentriques.
Gros plan sur les travaux, date après date, les différentes étapes
de ce projet qui a duré plusieurs années.
En 1981, une subvention de 100 000 F est octroyée par le département ce qui permet le début de l’opération donjon. Des échafaudages sont dressés. Le matériel est amené sur place par des bénévoles. La partie délabrée est nettoyée puis reconstruite et protégée par une chape en béton.
Précisons qu’il s’agit d’un des rares donjons circulaires d’Alsace. L’accès au donjon est condamné par une porte métallique en raison du stockage de matériel et de vestiges sculptés trouvés sur place.

Le vent souffle fort sur les hauteurs et la prudence est à observer. Le 9 octobre 1981, un appel est lancé pour la suite des travaux de sauvetage et de
réparation. Un rendez-vous est donné le dimanche suivant à 9h pour aider à monter au donjon du ciment, sable, chaux et eaux. Des sceaux seront à apporter.

En 1980, un crédit de 50 000 F inscrit dans le contrat de Pays du Val de Villé avait permis la réalisation de quelques travaux de consolidation. Des brèches ont alors été colmatées. Les opérations de maçonnerie sont laissées aux soins de l’entreprise
Parinetti d’Ebersheim.
Une seconde opération a eu lieu, après réception des 100 000 F, les 5 et 6 septembre. Avant cela, la Société d’Histoire du Val de Villé, le Club Vosgien section Villé et section Sélestat, le Rotary Club de Sélestat avaient mené des opérations de débroussaillage.
Ce week-end-là, un appel aux volontaires est lancé. Les espérant
nombreux, le rendez-vous est donné de 9h à 18h ce samedi et ce dimanche.

Sur la partie ébréchée du mur, des assises de pierre sont mises en place et les fissures sont toutes fermées. A l’intérieur, au-dessus de la voûte, une dalle de béton
est coulée. Les derniers corbeaux sont consolidés, deux brèches sont comblées à la base du mur sud-ouest.
Une dernière intervention est prévue le dimanche 20 septembre 1981 à 9h. 1982, poursuite et fin des travaux.
La consolidation de l’enceinte ouest est en réflexion. Les maçons rejointent les murs, comblent les brèches et coulent une chape de
protection sur la crête des murailles. L’année suivante sera laissée au bastion sud, le dimanche 20 juin à 9h.

La base de l’enceinte qui menaçait de s’écrouler est sauvée.
1983, l’opération Frankenbourg, voilà le nom qui est donné à ce projet de grande envergure.
Avec l’aide d’un groupe de scouts de Strasbourg de la troupe Saint-Pierre-Le-Jeune, une dizaine d’adolescents, lors de l’été 1983 décide de prêter main forte à l’équipe déjà à l’œuvre. Ainsi donc, ils dégagent les ruines, nettoient et enlèvent le lierre
grimpant le long des murailles. Opération périlleuse puisqu’ils sont équipés de baudriers et de cordes pour réussir cette tâche.
L’objectif est qu’avant l’hiver, la partie supérieure des murs soit consolidée. Le dimanche 18 septembre à 9h, munis de sceaux pour monter le sable jusqu’à la
base du donjon, transporté à la chaîne jusqu’au pied du donjon, tous s’adonnent au
projet.
Une fois le lierre enlevé, les restaurations à faire sont visibles, les murs sont à consolider. En effet, des fissures et des décrochements sont observés, la tour risque de s’écrouler, il faut intervenir. Les rafales de vent sont dangereuses et peuvent précipiter dans le vide. Des
balustrades de protection et des panneaux avertissant du danger sont donc installés.

L’édifice était fragile et il y avait un risque de chutes de pierre.
Les trois corbeaux qui supportaient la charpente du chemin ont été fixés solidement.
La partie supérieure du mur est renforcée par un couronnement en béton.
Des vandales nocifs pour les ruines ont été remarqués. Ils lançaient des pierres et
endommageaient ainsi l’édifice. La consolidation évite l’éboulement et le vandalisme.
L’entrée principale a été dégagée et remise en état. Une marque de tailleur de pierre similaire à l’église Saint-Thomas de Strasbourg a été retrouvée.

Une stèle rendant hommage à Camille et Nicole Sengler a été mise en place.


Laisser un commentaire