À tout ceux qui vont avoir 30 ans prochainement

Que redoutez-vous le plus ?

Le temps qui passe et qui presse inquiète. La course du temps n’attend pas les trainards qui doivent hâter le pas pour rattraper leur retard.

L’approche des 30 ans fait réfléchir sur ce qu’on a accompli ou non jusqu’à présent et si cela suffit ou au contraire si on ne peut vraiment plus s’en contenter.

Le temps de l’insouciance touche à sa fin. Se la couler douce n’est plus de mise et il faut agir plus sérieusement désormais.

Selon les âges, les limites du possible et de l’acceptable sont différentes.

À 30 ans, entre deux rives, dans la dernière ligne droite de la jeunesse, les pensées fusent dans l’esprit en ébullition. Il est normal de se poser des questions.

Décider de conserver une éternelle jeunesse dans son esprit ?

Garder son âme d’enfant et lâcher prise est un comportement souvent adopté. Faire comme si de rien n’était en se disant que l’âge n’est qu’un chiffre parce qu’après tout, la vie est belle.

Le poids des soucis est lourd à porter et certains décident de s’en affranchir. Pourquoi se gâcher l’existence à essayer de résoudre des problèmes, à vouloir réaliser un tas de projets, se mettre la pression et stresser en permanence alors qu’on pourrait laisser tomber et vivre tout simplement ?

Ceux qui adoptent cette attitude sont peut être aussi ceux qui en ont souffert et qui ont décidé de s’en libérer.

D’un côté, il n’est pas possible de toujours ne faire que s’amuser sans rien prendre au sérieux, la vie ne va pas se construire toute seule. Il faut agir et mettre en place des actions pour réussir des objectifs.

La vie peut-elle être prise pour un jeu ?

Et si la vie était comme une immense cour de récréation, un terrain de jeux dont on détiendrait les règles ?

Et si on considérait que tout est possible et qu’on arrêtait de se mettre des barrières, si on s’empêchait de s’empêcher ? Ce serait vraiment libérateur, un soulagement. On est toujours là à cogiter et à paniquer pour chaque situation.

Si on jetait les dés et lançait les paris en espérant que la chance soit à nos côtés ?

Parce que la vie nous parle, il faut l’écouter. Elle nous transmet quelques fois des messages qu’il faut savoir décoder.

Avoir 30 ans, c’est aussi quitter la vingtaine et se demander si on devient vieux ou si on est encore jeune, ce qu’il nous est alors encore permis.

Mais la seule limite, c’est soi-même

C’est soi-même qui décidons du rythme d’une journée, de son ton, de son humeur, de son évolution, de son commencement, de sa fin, de sa tournure, de ses occupations, du sommeil. En bref, du programme.

On peut décider d’être heureux ou on peut se laisser aller et pleurer sur ses déceptions, ses échecs et ses malheurs. On peut décider si on fera en sorte que la journée soit bonne ou mauvaise, se défendre (du moins essayer) ou laisser les autres nous atteindre, abandonner ou continuer.

Le pouvoir est entre nos mains

Cela n’empêche pas les imprévus et les obstacles, les malveillants et les méchants de nous mettre des bâtons dans les roues et de nous freiner dans notre lancée. Il y a aussi les jaloux, des résignés qui déplorent leur vie et qui envient le succès des autres.

Non, on ne peut pas tout contrôler et tout prévoir dans la vie mais on peut se battre pour conquérir le bonheur. On peut aussi anticiper pour tenter de parer à toutes éventualités, se projeter et visualiser.

À 30 ans, c’est le début de la vieillesse mais on a encore énormément de jolies choses à vivre. Il faut prendre confiance et y croire peu importe la difficulté de cette démarche. Bien souvent, c’est plus facile à dire qu’à faire.

30 ans est aussi le début d’une forme de sagesse. À cet âge, on a acquis suffisamment d’expérience pour faire face à la suite alors courage !

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« Tous les arbres résonnent
Et tous les nids chantent
Qui donc tient la baguette
Dans le vert orchestre de la forêt?

Est-ce là-bas le vanneau gris,
Qui sans cesse hoche la tête, l’air important?
Ou est-ce le pédant qui tout là-bas
Lance toujours en rythme son coucou?

Est-ce cette cigogne qui, la mine sérieuse ,
Et comme si elle dirigeait,
Craquette avec sa longue jambe
Pendant que tous jouent leur musique?

Non, c’est dans mon propre cœur
Qu’est le chef d’orchestre de la forêt ,
Et je le sens qui bat la mesure,
Et je crois bien qu’il s’appelle Amour. », Heinrich Heine