Rue du Belvédère à Mulhouse se trouve le memorial de Tambow qui rend hommage aux victimes de ce camp russe.

Cette plaque rappelle son histoire.

Au loin, une statue en position de martyre illustre les victimes mortes de faim et d’épuisement. En moyenne, quatre mois après leur arrivée, elles décédaient, les températures négatives et le manque de nourriture ayant eu raison d’elles.

Face à cette dernière, la souffrance est palpable.

D’autres plaques racontent leur récit.

On se souvient des Malgré-nous et des Malgré-elles. Des ouvrages retracent tout leur parcours.

Cette plaque ci rappelle l’histoire de l’Alsace qui a changé plusieurs fois de nationalité au fil des guerres, 1970 la franco-prusse, les deux Guerres Mondiales. Lors de ces périodes, la question de la langue se posait, allemand, français, alsacien, l’identité en réflexion.

Avant la guerre de 1870, l’Alsace avait donc été rattachée à la France pour une centaine d’années plus tard en être détachée.

Donner symboliquement une croix à ceux qui n’en ont pas reçu a semblé important aux survivants qui voulaient honorer leur mémoire et se souvenir d’eux. Le dernier survivant a enfin pu rentrer en 1958.

Par ces quelques lignes, perpétuer l’histoire en particulier en cette situation géopolitique préoccupante apparaît comme judicieux.

Une réponse à « Le mémorial de Tambow »

  1. Bonjour Charlotte,
    Merci pour ce nouvel article évocateur de la mémoire de Tambow. Le camp a en effet servi de lieu d’internement pour les Malgré-nous, mais aussi aux collaborateurs français qui ont servi au côté des Allemands et bien d’autres encore. L’historiographie de la Seconde Guerre mondiale a gommé les innombrables crimes des Soviétiques qui n’ont d’ailleurs pas attendu ladite guerre pour perpétrer les crimes nés de l’idéologie la plus meurtrière de l’histoire. Les chiffres sont là, têtus malgré la persévérance de la position schizophrène de l’histoire officielle qui veut des Soviétiques pour des alliés. Le monument aux prisonniers de Tambow devrait rappeler aussi à chacun ce qu’est le communisme, et comment les Russes ont traité leur prisonniers, militaires, bien sûr, mais aussi civiles et même les anciens prisonniers de guerre des Allemands qui avaient réchappé de l’enfer des camps de concentration nazis. Une importante proportion des malheureux est morte en Sibérie ou ailleurs…

    Une histoire sacrifiée pour bâtir un mythe, celui d’une Europe libérée par les alliés. Ils l’ont asservie et s’en sont partagé le territoire sous la forme de sphère d’influence. C’est encore aujourd’hui notre monde. La guerre en Ukraine est là pour nous le rappeler cruellement.

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« Tous les arbres résonnent
Et tous les nids chantent
Qui donc tient la baguette
Dans le vert orchestre de la forêt?

Est-ce là-bas le vanneau gris,
Qui sans cesse hoche la tête, l’air important?
Ou est-ce le pédant qui tout là-bas
Lance toujours en rythme son coucou?

Est-ce cette cigogne qui, la mine sérieuse ,
Et comme si elle dirigeait,
Craquette avec sa longue jambe
Pendant que tous jouent leur musique?

Non, c’est dans mon propre cœur
Qu’est le chef d’orchestre de la forêt ,
Et je le sens qui bat la mesure,
Et je crois bien qu’il s’appelle Amour. », Heinrich Heine