Attaques au couteau, cambriolage, que se passe t-il?

Attaques au couteau

Par mesure de sécurité, certains jeunes emportent avec eux, dissimulé dans leur sac, un couteau. De plus en plus le font alors ils prennent exemple et suivent le mouvement. Ils se sentent ainsi plus rassurés et plus sereins.

D’autres, en revanche, prennent avec eux un couteau avec l’intention d’attaquer et de tuer, une cible en tête et une justification pour se lancer.

Des cambriolages

Sous la demande de commanditaires adultes, des mineurs n’hésitent pas à s’organiser en groupe afin de commettre des cambriolages. Ceux qui les envoient sont possiblement des trafiquants de drogue.

Qu’est-ce qui motivent les commanditaires?

Avant l’âge de 12 ans, la garde de vue n’est pas envisageable ni même de peine lourde et d’emprisonnement sévère. Un tribunal pour les mineurs, une maison de redressement est possible.

Comment les enfants sont-ils approchés?

On peut imaginer aisément que ces enfants sont des consommateurs et familiers avec ces dealers qui ont fini par leur proposer ces « jobs » en plus de la marchandise achetée. Peut-être les paient-ils en échange et ils voient là de l’argent facile à se faire et achètent de la drogue avec une partie des gains obtenus. Il y a donc une relation donnant-donnant qui s’installe. Plus qu’une relation de vendeur à acheter, ils deviennent partenaires dans les affaires.

Comment en est-on arrivé là?

Les enfants possèdent un téléphone de plus en plus jeune, souvent dès l’école primaire. Ils ont donc moins de 10 ans.

L’attrait pour les réseaux sociaux peuvent les amener à se familiariser avec les stupéfiants. Ils y voient là une manière de s’envoyer en l’air lorsqu’ils font la fête. Les rencontres entre amis sont fréquentes, parmis desquels des personnes plus âgées. Les premières expériences sont excitantes et ils veulent recommencer en allant toujours plus loin dans ce qu’ils appellent le délire, le trip, curieux de voir jusqu’où ils pourront aller. La nouveauté et ses mystères. Ils finissent par tomber sur des voyous qui les entraînent dans leurs histoires.

L’influence de la technologie

L’IA remplace le cerveau humain. Le travail est mâché et l’humain tend à manquer de réflexion.

Des élèves trichent à un devoir avec l’IA, à une dissertation, une rédaction. L’IA lui trouve les idées et l’élève peut broder autour et le tour est joué, le professeur n’y voit que du feu et le félicite.

Une question ? L’IA a la réponse. En panne d’inspiration? L’IA a la réponse. L’IA est devenu comme un référent de confiance et envahit notre quotidien jusque dans la publicité où on est incité à procéder ainsi.

L’éducation : quelles bases et quelles valeurs ?

Avant :

Les bases de l’éducation étaient les suivantes :

Ne pas dire de gros mots, c’est à dire ne pas être grossier et vulgaire, s’exprimer correctement avec des mots bien choisis, les phrases devaient être bien construites. La politesse.

Se tenir droit, s’asseoir correctement à table, ne pas croiser les jambes, ne pas mettre les mains sous la table ni les coudes sur la table.

Ne pas roter, ne pas péter. Si on tousse, baille ou éternue, mettre sa main devant la bouche et même s’excuser. On est pas tout seul, il y a des gens entourent et il faut penser à eux. Ne pas leur tourner le dos.

Manger avec de petites bouchées, la bouche fermée, mâcher doucement. Manger et boire proprement. La serviette sur les genoux ou délicatement posée à côté près de l’assiette.

Être propre, bien se présenter, faire bonne figure, bonne impression. S’habiller convenablement (pas débraillé).

Faire preuve de retenue, ne pas se montrer insolent, provocateur et irrespectueux. Respecter les aînés (parents, grands-parents, professeurs…).

Bien écouter, répondre poliment. Être respectueux et bienveillant.

Aider, être serviable, se montrer responsable.

Bien faire ses devoirs scolaires, essayer de ramener des bonnes notes à la maison afin de rendre fier ses parents. Montrer le sérieux et qu’on est de bonne famille.

Pour le reste :

Pas de téléphone avant l’adolescence voire même avant l’âge adulte. De toute façon, les portables n’existaient pas.

Accès aux livres. Écrire à la main. Apprentissage de l’utilisation du stylo plume et avant, c’était la plume et l’encrier. Calculer à la main, le calcul mental. Puis les deux, avec la calculatrice.

Envoies de cartes postales.

Donner des rendez-vous de manière verbale.

Les jouets :

Barbies, puzzles, Legos, jeux de société, livres…

Le dessin. Le jardinage en famille. La promenade.

Jouer au jardin privé et/ou public.

Faire du sport avec les copains.

Dessins animés traditionnels (les anciens Disney par exemple…)

Débuts de la Gameboy et du Walkman.

Maintenant :

Écrans : télévision, téléphone portable, console X Box, Gameboy, dessins animés 3D…

Films violents. Des scènes que l’on n’aurait jamais montré auparavant en raison de leur caractère agressif et effrayant sont dévoilées.

Le réalisme des films donnent l’illusion de leur faisabilité ce qui entraîne plus tard un passage à l’acte, c’est inspirant, instructif et ça donne des idées.

Insolence, violence, vulgarité, grossièreté, tenue condamnable, tatouages, piercings…

Impunité et laxisme : les parents ne sont plus autant autoritaires et sévères, les enfants ne les craignent plus. Les mentalités ont changé et les punitions sont proscrites. Ils peuvent être considérés comme des enfants battus.

Ces derniers se comportent de la même façon avec leurs professeurs. L’autorité ne leur font plus peur, ils s’en moquent et la défient. Les adultes font face à l’impuissance de leur position.

Les mauvaises fréquentations constituent des mauvaises influences.

La mentalité du « Puisque tout le monde le fait alors je le fais aussi » est répandue. Si on agit différemment, on est mal vu, considéré comme anormal, c’est à dire en dehors des normes. La différence a toujours effrayé.

Être débraillé est une mode vestimentaire.

Les conséquences dramatiques de l’IA

L’IA abrutit et les générations à venir auront des connaissances et des capacités limitées.

Ils ne sauront plus se débrouiller ni réfléchir.

Comment agir ?

Les parents n’ont plus le contrôle et les enfants peuvent facilement contourner les interdits tout comme la loi est faite pour être contournée dit-on.

Plus rien ne les arrête désormais. Le monde dans lequel on vit est rempli de dangers, de risques, de bêtises, de folies et les enfants peuvent être sous emprise, mal juger ce à quoi ils ont accès, se faire avoir, se laisser entraîner dans des histoires par des individus profitant de leur ignorance, de leur naïveté et de leur innocence ce qui constitue un abus de faiblesse.

Les parents se retrouvent submergés par la situation et les laissent se débrouiller ne sachant pas tout non plus et se sentant dépassés par les événements, ne découvrant que trop tard ce qu’il se passe et l’ampleur des faits.

La police ne pouvant pas faire plus et étant confrontée à des problématiques plus graves encore, ils se sentent démunis. Les affaires affluent et les plaintes se multiplient. Les enquêtes progressent mais l’accumulation des affaires les dépassent.

Si des gros poissons approchent les enfants, les parents se retrouvent en danger aussi.

Les dealers, pour certains, essaient de faire la paix avec la population afin que la police les laisse un peu tranquille voyant leurs actions bienfaitrices permettant en fait de dissimuler leurs méfaits et de blanchir leur argent. Il doit s’agir, au fond, d’une diversion.

Les dealers sont de plus en plus inventifs et font preuve de ruses et astuces toujours mieux pensées.

Les problèmes s’accumulent.

Des enfants peuvent être engagés sans se rendre compte de rien pas même qu’ils sont les petites mains de grands bandits, attirés, amadoués et manipulés. D’abord, un abus de faiblesse, finalement, ils y prennent part prenant goût à l’aventure, au blé facile, au jeu du chat et de la souris mais ont-ils conscience d’être une potentielle proie et qu’ils encourent le risque de se faire torturer, exécuter, de mourir ?

Tous les enfants ne sont pas de ce cas.

Il y a aussi les effets de mode, les tendances à suivre. La politique de l’image, être comme les autres.

Un désintérêt pour les connaissances et les études est à constater.

Tout se fait en ligne et sur internet.

Avant, on se procurait un livre en bibliothèque, on achetait un livre en librairie.

Maintenant, Internet a réponse à tout et les livres ne tiennent plus une place aussi importante à tel point que le secteur de l’édition est en crise. Le numérique est sur le devant de la scène.

Être intelligent et cultivé est humiliant et ridicule, on est appelé intello. Ne rien savoir et faire les fous est bien vu, on est sociable et amusant, bien plus attrayant et intéressant.

Le téléphone portable commence à être banni des établissements scolaires et on revient à l’écriture cursive. On se rend compte que c’est bénéfique pour l’apprentissage, la concentration, l’attention et la mémoire.

Le pouvoir d’achat étant en berne, on achète moins de livres aussi en se disant qu’on trouve presque tout sur internet et que ce n’est plus nécessaire.

À cela s’ajoute la politique de la réduction de la production de papier afin d’être plus respectueux de la planète alors les documents sont numérisés, aussi pour des soucis de conservation, l’administration est dématérialisée, aussi pour faciliter l’accès des démarches et des procédures.

Le monde évolue.

Après la numérisation et la dématérialisation, l’IA entre en jeu et prend la relève constituant un soutien pour les tâches administratives. Les secrétaires seront bientôt au chômage.

Les efforts sont minimisés, le travail est mâché. Les gens ne réfléchissent plus autant.

Comment conclure…

Il y a beaucoup de choses qu’ils ne savent plus comment on fait ni même ce que c’est. Les gens deviennent ignorants. Les enfants aussi empruntent le même chemin.

La réflexion, le raisonnement, le jugement font défaut. L’intelligence et la sagesse diminuent.

Au français pratiqué, on constate le faible niveau, déplorable. La pensée et la parole fonctionnent ensemble. On parle ce qu’on a appris, ce qu’on sait, ce qu’on imagine, déduit, devine, conclut, suppose, croit, comprend.

Les propos comme les actions reflètent la personnalité et le caractère d’un individu.

Se pose la question de la responsabilité et de la volonté des actes commis. L’environnement familial conditionne l’enfance et l’avenir d’une personne. On reproduit ce qu’on voit, entend et apprend.

4 réponses à « Les enfants »

  1. Comment conclure ? Il n’y a pas de conclusion, celle-ci sera apportée par le dernier enfant de l’humanité. Méfiez-vous : on sent dans cet article un air de « c’était mieux avant » qui idéalise un passé n’ayant jamais existé.
    J’ai grandi dans les années 80, il n’y avait pas de téléphone portable, pas d’IA, pas de réseaux sociaux, pourtant on trouvait à l’époque des jeunes qui tournaient mal, même dans ma petite ville de campagne sans immigration, on trouvait aussi, plus tard, des jeunes capables de pomper un devoir, j’en ai un exemple marquant en tête. Dans ma classe, j’étais considéré et à la fois moqué et respecté comme étant l’« intello », « le dictionnaire », « l’ordinateur ». Cet « avant » était différent, il n’était pas forcément mieux.
    Quant à l’autorité, elle n’a pas besoin de châtiments physiques pour s’exercer : un enfant s’éduque, il ne se dresse pas. Et je dis ça tout en condamnant par ailleurs les parents qui prennent le parti de leur enfant contre les profs en cas de conflit. Et en condamnant de la même manière ceux qui paient un portable à leur progéniture au CP — une camarade de ma fille a eu le sien à cet âge. Ma fille est en 4e, nous commençons sérieusement à y penser pour elle…

    Attention, je le signale parce-que je l’ai vu deux fois : « débrayer », ça se fait avec une machine. Un vêtement est débraillé.

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    1. Et maman me raconte souvent cette camarade de classe qui tous les matins recevait la fessée parce qu’elle avait fait des tâches d’encre dans son cahier.
      Sa sœur, ma tante, m’a rapporté récemment qu’un soir, elle s’était prit une trempe par son père et elle a eu un cocard. Elle a fait croire qu’elle s’était cognée.
      De même, le martinet qu’elles ont toutes les trois découpé alors elles se prenaient des coups de rallonge électrique à la place. Autre châtiment, se mettre à genoux dans les orties.

      En bref, elles ont eu une enfance difficile à certains aspects et avec le regard actuel, elles pourraient être considérées comme enfants battues.

      En tout cas, châtiment ou pas, les enfants ne craignent plus ni leurs parents ni leurs professeurs et se permettent tout, il y a plus de limites.

      Ce que j’aurais dû dire est que la société actuelle amplifie le phénomène et l’aggrave.

      Merci pour la correction, je vais rectifier ce mot.

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      1. On en parle peut-être plus. Et il est vrai que certains parents ne supportent pas qu’on puisse faire la moindre réflexion à leur précieux, laissant l’équipe d’encadrement scolaire bien démunie pour s’occuper de petits sauvages… je n’ai pas fait d’études sociologiques, mais je pense que pour visible qu’il soit, ce phénomène est largement marginal. Ce sont toutefois ceux qui posent réellement des problèmes, amplifiés par les diverses caisses de résonance à notre disposition. En bref, je suis en désaccord total avec votre : « les » enfants : à mon avis, « des » serait plus approprié ici.

        J’ai connu le martinet aussi, c’était très dissuasif quand mon père le posait sur la table, tout d’un coup les raisons de me disputer avec mes sœurs disparaissaient. Je n’en veux pas à mes parents le ça, je trouve sans vouloir me vanter qu’ils ont fait un travail plutôt bon, mais mes enfants ne savent pas ce que c’est, je ne crois pas que ça leur manque : on peut transmettre une éducation et des valeurs sans ces instruments. Mes enfants craignent et respectent l’autorité. Vous me répondrez qu’il est audacieux de passer d’un cas particulier à une généralité, et vous aurez raison, c’est toute la faiblesse de mon argument.

        L’exemple du cahier taché est intéressant : est-ce grave ? N’y a-t-il pas d’autre moyen d’expliquer à un enfant qu’il devrait essayer de faire plus attention ?

        Pour prendre un peu de recul dans ce genre de discussions, j’aime bien citer Platon : « le père s’habitue à devoir traiter son fils en égal et à craindre ses enfants, le fils s’égale à son père et ne craint plus ses parents […] et dans les relations des hommes avec les femmes et des femmes avec les hommes, le point où en arrivent l’égalité des droits et la liberté […], tel est le beau et vigoureux commencement duquel naît la tyrannie, ce me semble » (La République, livre VIII). Sans aller se demander si la remarque de Platon est valide, peut-on parler d’un phénomène nouveau…?

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      2. Ce que vous dites est juste et complète bien l’article. Des nuances sont à apporter et effectivement, « des » sonne mieux.

        Regardez à la télé. Le niveau de français, les coudes sur la table, avachis, bossu, cette nonchalance.
        Et combien de personnes voyez-vous bailler dans la rue, autour de vous, sans couvrir sa bouche de sa main pour plus de discrétion ?

        Et la tenue vestimentaire, les cheveux. Le survet’ baskets au pied, tatouage au bras, l’air racaille, mauvais genre. Ça court les rues. Les enfants n’ayant pas d’argent, ce sont les parents qui les habillent non? Et ce portable entre les mains, à écouter du rap, de la vulgarité, les parents les laissent faire.

        Les « wesh wesh », s’ils continuent, c’est qu’à la fois, ils l’entendent de leurs amis mais aussi que les parents n’interdisent pas.

        Concernant les professeurs, c’est normal qu’un parent prenne le parti de son enfant, encore heureux. Après tout dépend de la situation et du contexte bien sûr et il faut écouter ce que le professeur a à dire et faire la part des choses. Être du côté de son enfant est plutôt instinctif et naturel, « c’est mon chéri, mon trésor, personne n’y touche. »

        Si un prof, un médecin, un parent d’élève, traite votre enfant d’idiot et sérieusement en argumentant, le laisseriez-vous faire? Non, vous feriez sentir votre colère afin que cela ne se reproduise pas.
        Et il serait judicieux après coup d’expliquer à votre enfant ce qu’il s’est passé et pourquoi.
        Je pense qu’il est important de ne pas laisser son enfant sans explication à cogiter tout seul et peut-être à se faire de fausses idées.

        Je ne dis pas que j’approuve les châtiments corporels, c’est violent mais vous avez utilisé un bon terme, « dissuasif ».

        La mentalité est acquise par l’environnement qui nous entoure et les relations que nous entretenons. On prend pour modèle, pour exemple, on s’inspire. Évidemment, on a aussi ses propres idées, son propre raisonnement, sa personnalité propre et son caractère mais ils sont façonnés avec le temps et les expériences.

        Dans un précédent article, celui sur Trump, je citais le livre témoignage de sa nièce. Ça me rend curieuse.

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« Tous les arbres résonnent
Et tous les nids chantent
Qui donc tient la baguette
Dans le vert orchestre de la forêt?

Est-ce là-bas le vanneau gris,
Qui sans cesse hoche la tête, l’air important?
Ou est-ce le pédant qui tout là-bas
Lance toujours en rythme son coucou?

Est-ce cette cigogne qui, la mine sérieuse ,
Et comme si elle dirigeait,
Craquette avec sa longue jambe
Pendant que tous jouent leur musique?

Non, c’est dans mon propre cœur
Qu’est le chef d’orchestre de la forêt ,
Et je le sens qui bat la mesure,
Et je crois bien qu’il s’appelle Amour. », Heinrich Heine