Un animal peut-il combler l’absence d’un enfant, mettre un peu de baume au cœur quand le manque se fait trop sentir?

On a tendance à faire de l’anthropomorphisme c’est à dire à transposer des aspects humains sur des animaux. Par exemple, à leur parler comme si c’étaient des personnes et qu’ils pouvaient comprendre, à les prendre dans les bras et à les caresser comme si c’étaient des bébés… On a tendance à faire un transfert pour meubler un vide que l’on ressent au fond de nous.
Bien sûr, rien ne peut remplacer une grossesse, une naissance, l’allaitement, c’est unique et incomparable.

Une femme stérile qui adopte un enfant y trouvera une alternative, une forme de réconfort mais cela ne sera jamais pareil et au fond, elle enviera toujours les femmes qui ont pu tomber enceinte et mettre au monde leur bébé. Elles ont aussi conscience qu’un jour, l’enfant posera des questions sur ses origines et qu’il faudra lui apporter les réponses qu’il attendra. A ce moment là, la douleur de cette mère adoptive refera surface et elle se sentira à nouveau confrontée à cette incapacité à concevoir un enfant comme toute femme est sensée pouvoir le faire. La tristesse l’envahira. Peu de gens peuvent comprendre sa douleur, sa souffrance, son désarroi. Comment vivre avec cette absence, ce vide, ce manque?

Un animal de compagnie que l’on voit grandir peut nous apporter un sentiment bénéfique et réciproquement, l’animal peut se sentir heureux et épanouit à nos côtés. On s’occupe de lui, on le nourrit, lui donne à boire, on le sort, on lui entretient sa litière, on le fait sortir puis rentrer, on joue avec lui, on le laisse se reposer, on le caresse, on le prend dans les bras, sur les genoux, il s’installe avec nous, on a l’impression qu’il nous comprend, on a une bonne communication, une amitié fidèle.

Mais pas d’enfants. Notre ventre est vide, notre poitrine ne change pas non plus. Notre cœur est rempli de bons sentiments désireux d’en donner. Sauf qu’il n’y a personne. Il y a juste un petit chat, si mignon soit-il, qui nous regarde avec ses grands yeux et qui ronronne. Il y a juste un bon petit chien avec sa bouille adorable qui remue de la queue en nous regardant attendrit. Mais pas d’enfants.
Une douleur qui s’accroît au fil des années

Enfant, le désir nous envahit, l’envie nous prend d’être mère à notre tour un jour. Les années passent. L’adolescence, la puberté, le corps change, on est désormais doté de cette capacité et on en a conscience.
Les années passent encore. L’âge adulte survient et toujours rien. Le temps d’attente s’allonge devenant toujours plus long.
Conscient qu’il y a encore une possibilité, une étape est franchie, un cap est atteint : la trentaine est là. Et toujours rien. L’attente est pénible. On aura passé sa vie à attendre et maintenant, c’est la dernière ligne droite avant qu’on se retrouve privé de cette capacité et avant cela, de voir ses chances se réduire considérablement. La période est critique. Le temps vient à manquer. Le désespoir s’intensifie. Il faudra bientôt se rendre à l’évidence, c’est finit, n’est-ce pas?
Seule face à ce coup du sort, incomprise de tous, il n’y a personne qui nous apporte du réconfort.
L’attente est si longue qu’on en vient à se poser des questions. Devrait-on faire un enfant toute seule à l’aide d’une PMA, d’une FIV avec un inconnu ?

Parce que disons-le, qui accepterait ? Tant de conditions insurmontables à remplir, tellement d’excuses pour ne pas le faire, tellement de remises à plus tard et pendant ce temps-là, le temps file à toute vitesse. Que de disputes, de négociations, de déceptions, de tensions, qui mèneront à la rupture. C’est inévitable. A ce stade, il n’y plus d’espoir. Le champs des possibles est restreint. Il n’y a plus de temps à perdre.
Un animal n’est pas un enfant, c’est un compagnon fidèle, une présence agréable mais pas un bébé. On se sent pathétique et ridicule. L’inconscient nous fait faire de l’anthropomorphisme. Il y a aussi qu’on est attaché à notre petit animal, il est si mignon. On a envie des deux d’autant qu’ils peuvent bien s’entendre. Un petit compagnon est comme un doudou vivant. Un animal a conscience que c’est un petit et adopte une attitude calme en sa présence, il a cet instinct.
Tant de femmes souffrent

Malgré cela, la pilule est promue comme une idée géniale, l’avortement n’est plus tabou, débarrassons nous des enfants, mais quel beau concept! L’argent est plus important et la population en manque alors la natalité est en forte baisse. La Caisse des Retraites en sera impactée. Le déficit va encore s’accroître. La dette public va exploser et atteindre des records. La France deviendra comme le Japon où la population sénior est très nombreuse, la population ne se renouvelle plus.
Tout est lié. L’inflation fait diminuer le pouvoir d’achat. La baisse du pouvoir d’achat fait augmenter l’épargne des ménages qui essayent d’économiser alors ils baissent leurs dépenses parce que leurs revenus ne suffisent plus. La vie coûte cher. Les salaires ne suivent plus la montée des prix. Le chômage est élevé parce que les conditions d’embauche sont difficiles à remplir et aussi parce que il n’y a pas toujours de besoins en recrutement dans les domaines choisis mais ces domaines attirent du monde, ça plait. Les gens ont accès à des études qui ne donnent pas accès à des offres d’emploi concluantes. Des faux espoirs naissent de ces ambitions. Chacun essaie de percer en vain, de réaliser ses rêves, ses projets sauf que cela ne fonctionne pas alors ils se restreignent.
La dangerosité est aussi un frein à la conception d’une famille. Beaucoup se disent qu’ils n’ont pas envie que leurs enfants connaissent cet avenir incertain et risqué alors ils renoncent au projet.
Les femmes ont des enfants de plus en tard. Elle privilégient la carrière professionnelle. Les hommes aiment s’amuser, butinant de fille en fille avant de retourner au travail.
Après des années de servitude et de privation de liberté, les femmes se rattrapent et en profitent. Affranchies des hommes, elles veulent voler de leurs propres ailes. Un long passé de sexisme et de machisme les précèdent.
Dans ce contexte, qui soutiendrait le désir maternel?

Ce n’est plus d’actualité. Les gens s’en moquent et ne sont plus pressés. C’est le cadet de leurs soucis. Ils ont bien mieux à faire. Alors une femme qui parle du temps qui passe et qui s’en inquiète est risible aux yeux de tous. On lui répond qu’elle est encore jeune, qu’elle a le temps, que ce n’est plus une priorité de nos jours, qu’elle devrait plutôt se concentrer sur une carrière professionnelle, économiser de l’argent parce que c’est onéreux, se trouver un homme qui partage ses sentiments et qui accepte… Ce n’est pas gagné. Chez la gynécologue, on lui dira pareil en ajoutant la question de la contraception comme si c’était normale et évident.
Quel soutien peut-elle espérer ? On pourrait aussi lui dire que les enfants, c’est fatiguant, épuisant même, que de toute façon vu les mauvaises influences et les mauvaises fréquentations, ils vont mal tourner.
Ce n’est pas un monde sécuritaire pour mettre au monde un enfant lui répétera t-on. De plus, avec l’émergence de l’IA et des nouvelles technologies, l’éducation en crise, ils seront mal orienté, mal éduqués et il sera compliqué et difficile de les élever correctement dans cet environnement néfaste.
Peut-être qu’il faut voyager pour ouvrir son esprit au monde?
Dans d’autres pays, la paix et la sécurité règne davantage qu’en France. C’est le cas de l’Allemagne, de la Suisse et de l’Autriche. De plus, ils sont plus écologique et proches de la nature, une ambiance plus conviviale et amicale, davantage de bienveillance.
La Norvège et la Suède semblent avoir une bonne mentalité et offrir un cadre de vie rassurant et bienveillant. Là aussi, la vie a l’air plus douce.
On a tendance à voir qu’un seul lien et à réduire son périmètre d’évolution et à se cantonner au même lieu, aux mêmes habitudes, aux mêmes modes de pensées… Alors que dans d’autres pays, ils ont une autre philosophie et s’en sortent souvent mieux que nous. C’est comme le langage. Il y a tellement de richesses et de diversités selon les langues, les dialectes, l’influence de l’histoire, de la culture. On a tant à apprendre.
Avant de renoncer, pourquoi ne pas y réfléchir à nouveau ? Pourquoi ne pas penser à de nouvelles perspectives, horizons, points de vue?
Citations : sur Instagram, de Coco Chanel.


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