Les femmes aiment.

Les hommes admirent.

Les femmes espèrent.

Les hommes conquièrent.

***

La femme réfléchit,

Imagine, bâtit.

L’homme, fier, l’embrasse.

Tout à lui, l’enlace.

***

La femme se projette.

Au loin, guette

Les instants clé

Ensemble, à partager.

***

L’homme, dans l’instant,

Un sourire, esquisse,

Un regard, lui glisse,

Une main, lui tend.

***

Sa main, elle attrape.

Un baiser lui vole.

De lui, elle est folle.

Il le sait et l’attrape

***

À son tour, sourit.

Craignant qu’il lui échappe,

Elle acquiesce, dit oui.

Il la retient pour qu’elle ne dérape.

***

La complexité de son esprit

Le dépasse et l’inquiétude

Le préoccupe dans ce prélude

Qui le réjouit.

***

Ne voulant pas la blesser,

Il l’écoute parler.

Ne voulant pas qu’il s’en aille,

Elle retient ses failles.

***

Des sujets à esquiver,

Des mots à oublier,

Elle garde en vue l’enjeu,

Leur bonheur à deux.

***

De patience, elle s’arme.

Tout arrive à qui sait attendre.

Patient et tendre,

À l’intérieur sont les larmes.

***

Tant de non-dits,

Apparente hypocrisie.

Retenue choisie.

Les sentiments sont compris.

***

Implicites les raisons,

Multiples justifications,

Ne voulant pas se perdre

L’un l’autre se préservent.

***

Langage non-verbal,

L’affection, la tendresse,

Dans les yeux, la tristesse,

Une situation banale.

***

Ainsi continuent leur périple,

Sexualité épanouie,

Plaisir inouï,

Dans ce silence indicible.

***

Regards, sourires,

Câlins, désir,

Sensations merveilleuses,

Douceur joyeuse.

***

Un jour, les larmes

Finissent par couler.

Prévisible drame.

Les deux se mettent à pleurer.

***

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« Tous les arbres résonnent
Et tous les nids chantent
Qui donc tient la baguette
Dans le vert orchestre de la forêt?

Est-ce là-bas le vanneau gris,
Qui sans cesse hoche la tête, l’air important?
Ou est-ce le pédant qui tout là-bas
Lance toujours en rythme son coucou?

Est-ce cette cigogne qui, la mine sérieuse ,
Et comme si elle dirigeait,
Craquette avec sa longue jambe
Pendant que tous jouent leur musique?

Non, c’est dans mon propre cœur
Qu’est le chef d’orchestre de la forêt ,
Et je le sens qui bat la mesure,
Et je crois bien qu’il s’appelle Amour. », Heinrich Heine