Dans la vie, on a le choix : reproduire ce qu’on a subi sur une personne de notre entourage ou au contraire, décider de ne surtout pas reproduire ce qu’on a subi et s’en servir comme leçon et comme base de réflexion pour avancer dans le bon sens.
D’une expérience heureuse ou malheureuse, on peut déceler les choses à faire et à ne pas faire.
Lorsqu’on a subi des violences qu’elles soient psychologiques, psychiques, physiques ou sexuelles, on peut souffrir d’un blocage émotionnel, sentimental ou autre.
Vécu comme une fatalité, il est possible de s’en sortir, de dépasser cette difficulté et de se débloquer.
Un père qui a été battu peut battre ses enfants parce que c’est ce qu’il a connu, ce qu’il a vécu, il a grandi ainsi et il pense que c’est la norme en matière d’autorité, la violence et la menace pour se faire entendre et obéir au mépris des graves conséquences sur les enfants qui sont de fait maltraités et traumatisés. https://www.protegerlenfant.fr/2025/07/28/jack-violences-intrafamiliales/
Une fille violée par son père peut reproduire les faits sur un garçon qu’elle rencontre sans se rendre compte de la gravité de son geste et une fois qu’on lui en fait prendre conscience, elle peut culpabiliser et en souffrir, le regretter amèrement sauf qu’il sera trop tard, le mal sera déjà fait. Admettre sa culpabilité, ses fautes, ses tords est quelque chose de difficile à faire face et à affronter.
Caroline Otero dite la belle Otero s’est faite violemment violer enfant et en a gardé de lourdes séquelles. Victime de dissociation de son esprit et de son corps, elle ne ressent plus rien, ni sensation ni plaisir. Suite à une grossesse précoce à douze ans et un avortement hasardeux, elle est aussi devenue stérile. Elle a pu alors devenir courtisane et séduire les hommes dont elle cherche à se venger déclarant ainsi « Violée lors d’une fête au village, je vais détester les hommes toute ma vie, mais je vais m’en servir également. » Elle théâtralise ses rapports aux hommes et leur intimité.
« La sidération
Nous nous transformons en statue, nous sommes comme paralysés. C’est ce qu’on appelle la sidération. Nous devenons alors incapables de penser ou de bouger, mais aussi de nous défendre, de crier et de fuir. C’est comme si notre corps et nos émotions étaient anesthésiées. » Source : Cn2r https://share.google/e9S8O7pHEINiD0nrR
Suite à un choc profond, on ressent d’abord une sidération psychique ce qui s’apparente à une stupeur émotive, c’est à dire que comme paralysé, tétanisé, on ressent une incapacité à se défendre, incapable de réagir.
« L’amnésie traumatique est donc un trouble de la mémoire qui peut apparaitre après l’exposition à un ou plusieurs événements traumatisants. Elle peut être complète, lorsque la totalité de l’événement est inexistant, ou bien partielle, lorsque quelques fragments de l’événement sont absents de la mémoire narrative. » https://share.google/6SpgZSWSuL0S1JQ3K
Puis, avec le temps, on peut souffrir d’une amnésie traumatique totale ou partielle. On se souvient alors que d’une partie du drame voir de rien du tout bien qu’avec les années, des sensations étranges, des inquiétudes et craintes inexpliquées, un stress mystérieux émergent du néant et nous laissent dans l’incompréhension de ce qu’il nous arrive. L’inconscient vient nous faire signe en nous hantant de cette façon afin de nous rappeler qu’il s’est produit quelque chose de grave et qu’il est arrivé le moment de s’en soucier. L’inconscient comme les éventuels cauchemars la nuit nous envoie des signaux significatifs. Les rêves sont récurrents, notre esprit essaye de nous dire quelque chose et il faut s’ouvrir et l’écouter. Des traces restent enfouies au fond de nous.
Dans les discours populaires, on reprochera aux victimes de ne pas s’être défendues et d’avoir gardé le silence toutes ces années. Personne ne les croira et là est leur tragédie, plongées dans la solitude et l’isolement.
Spectateurs de la scène, une culpabilité et un doute se font sentir, la non revendication des droits et la non reconnaissance des faits posent question et commencent à faire débat. Sortir du silence demande un immense courage.
Traumatisés, certains pensent au suicide, convaincus que leur vie n’a aucun sens et qu’ils ne ressentent rien, qu’ils ne trouveront jamais la paix intérieure, le bonheur, l’amour alors autant en finir. https://www.senat.fr/travaux-parlementaires/textes-legislatifs/la-loi-en-clair/proposition-de-loi-relative-au-droit-a-laide-a-mourir.html
Mais qu’est-ce que la mort?
La mort est le rien, le néant, il y a une forme de libération et de soulagement mais il faut penser à ceux qui ramassent, à ceux qui restent.
La mort est la disparition de tout. D’abord, on ne tient plus sur ses jambes, on s’écroule et on ne peut plus se relever, se sentant tout mou, hors de contrôle. Puis, on parle, parle, comme pris de panique. Après cela, on s’affaiblit de nouveau. On ne dit plus rien. On se laisse faire, on ne réagit plus. Finalement, ni pensées ni réflexions, ni émotions ni sentiments, ni douleur ni bien-être ni plaisir, ni sensations. On ferme les yeux et ni rêve ni cauchemar. Le noir jusqu’à la sortie du corps. Une lumière, un fantôme qui flotte au-dessus du corps assistant à sa propre réanimation après avoir vu le cardiogramme atteindre zéro, une ligne plane. Un électrochoc, un bref retour dans le corps avant une sortie soudaine. Un second électrochoc et cette fois-ci, un retour définitif dans ce corps, un espace clos, fermé, restreint, froid, très froid. Des couvertures pour se réchauffer, plusieurs. La première chose a été les yeux qui se sont ouverts puis l’ouïe est revenue mais le corps toujours sans mouvement, faible. Tension très basse. Une nuit, une demi-journée pour un retour à la normale, à peu près. 22 ou 23 secondes, morte. Si cela avait été 30 secondes, le coma ou la mort. La survie, une chance? Une trace de perfusion sur le dos de la main, une marque. (expérience personnelle)
Voilà un aperçu de la mort. Alors, le suicide en projet pour mettre fin aux souffrances ou décider de vivre finalement? Qu’est-ce qu’il vaut le plus le coup?
L’idée du suicide n’est-il pas une pensée de détresse, un à l’aide lancé à quiconque serait assez charitable pour un sauvetage? Se suicider permet-il d’envoyer un message ?
Y a t-il des remèdes moins radicales?
Il faut apprendre à s’aimer et se respecter, à être aimé, à se sentir aimé, pour cela, il faut l’accepter et donc ne plus fuir, ne plus rejeter ceux qui s’approchent avec des sentiments sincères.
Il faut apprendre que dans l’avenir, il y a de l’espoir. Sortir des ruminations et trouver le bonheur.
Se débloquer c’est accepter de ressentir en se rassurant que la souffrance passée est finie et qu’on peut avancer sereinement. On peut ressentir l’amour et le bonheur. S’ouvrir et ressentir ne signifie pas souffrir à nouveau. En redécouvrant les émotions et les sentiments positifs, on peut y prendre goût et ne plus vouloir faire marche arrière, en faire une nouvelle réalité, un nouveau départ. La souffrance n’est pas la norme, on peut ressentir le bien et le positif. S’ouvrir ne signifie pas non plus s’exposer et être faible et vulnérable. Se débloquer et s’ouvrir peut être une victoire, une libération.
On mérite tous l’amour et le bonheur, une belle vie. On mérite tous de sortir de la solitude et accepter une personne qui nous aime à nos côtés ne peut être que positif et bénéfique.


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