histoire
Introduction

Du charbon et de l’eau
S’échappe en haut
Par la cheminée
De la vapeur la fumée
Démarre la locomotive
Conduite effective
Par le chauffeur
Qui y met du coeur
Par son oeuvre
Les wagons manoeuvre
S’annonce un long périple
Accompagné de ses disciples
Connaisseurs de la machine
Leur expérience est fine
Résultats fiables
Il sont capables
Ainsi mènent des itinéraires
Filant droit sur le chemin
Voilà leur carrière
Leur monde demain.
***
La bête humaine

« Une machine d’express de la Compagnie de l’Ouest, la machine du mécanicien Jacques Lantier. En dehors du numéro qui la désigne, elle porte selon l’usage le nom d’une gare du réseau ; le sien est Lison, une station du Cotentin. Mais Jacques, par tendresse, en a fait un nom de femme, la Lison, comme il dit, avec une grâce caressante. Il l’aime parce qu’elle est douce, obéissante, facile au démarrage, d’une marche régulière et continue, grâce à sa bonne vaporisation. D’autres machines, identiquement construites, montées avec le même soin, ne montrent aucune de ses qualités. C’est que la structure d’une machine n’est pas tout ; il y a aussi l’âme, le mystère de la fabrication, ce quelque chose que le martelage ajoute au métal, que le tour de main de l’ouvrier donne aux pièces : la personnalité de la machine, la vie. Jacques aime la Lison en mâle reconnaissant, elle part et s’arrête vite, ainsi qu’une cavale vigoureuse et docile; elle lui gagne des sous, grâce aux primes de chauffage, car elle vaporise si bien qu’elle fait de grosses économies de charbon ; le seul reproche qu’elle mérite, c’est d’exiger beaucoup de graisse ; elle en a une faim continue, il faut ça à son tempérament et Jacques se contente de dire, avec son chauffeur Pecqueux, en manière de plaisanterie, qu’à l’exemple des belles femmes, elle a le besoin d’être graissée trop souvent. » Emile Zola.
https://rougon-macquart.com/personnage/2010-03-10-lison-la

L’écrivain personnifie le vapeur sous les traits d’une femme dont il serait tombé sous le charme, admiratif de sa prestance et de ses performances.
Le vapeur, le rapide de l’impératrice
« De magnifiques trains de voyage ont été créés pour les maisons royales européennes et, à partir de 1873, l’impératrice Élisabeth a pu disposer d’une voiture de voyage composée d’une voiture-salon et d’une voiture-lit, équipée d’un éclairage électrique, d’un chauffage à vapeur et de toilettes. » https://www.sisi-strasse.info/fr/gare.html#:~:text=De%20magnifiques%20trains%20de%20voyage,%C3%A0%20vapeur%20et%20de%20toilettes.

https://www.bahnpark-augsburg.de/en/presse
« L’impératrice appréciait également le train. En 1873, en hommage à la populaire souveraine, les compagnies ferroviaires autrichiennes commandèrent une rame composée d’un wagon-salon et d’un wagon-lit, mise à sa disposition. Le wagon était équipé de l’éclairage électrique, du chauffage à vapeur et de toilettes. Afin de faciliter les déplacements sur les lignes des pays voisins, les marchepieds étaient conçus pour se replier, compte tenu de l’étroitesse des voies italiennes. L’intérieur se voulait élégant, simple, silencieux et épuré. Faute de place, les fonctions étaient réparties entre deux wagons : un wagon-salon et un wagon-lit. » https://www.sisimuseum-hofburg.at/ueber-das-museum/sisi-museum/raeume/raum-5-die-flucht
Elle fut surnommée « l’impératrice locomotive« .
Dans le film, elle est matérialisée sous l’allure d’une femme rêveuse et romanesque, amoureuse de la nature et des voyages grâce auxquels elle y trouve une consolation : « Si vous avez de la peine, si la vie est méchante avec vous, réfugiez-vous au cœur de la forêt, elle ne vous décevra jamais. Chaque plante, chaque fleur, chaque arbre, chaque animal sont la preuve vivante de la toute puissance de Dieu et la forêt vous redonnera courage. » https://www.kaakook.fr/film-728
En effet, les voyages sont grisants et permettent de s’évader et de se sentir dépaysé l’espace d’un moment de répit où une paix éphémère se fait sentir apportant ainsi un peu de sérénité dont chacun a tant besoin dans cette vie mouvementée et tumultueuse.
Les vapeurs au cinéma
Audrey Hepburn prend la pose devant la locomotive 232 U1 exposée à Mulhouse à la Citée du Train.

Le film, Drôle de Frimousse, Funny face en anglais, immortalise ce vapeur et sa dernière heure de gloire.

Il s’agit d’une locomotive à vapeur de type « Hudson » 232 U1 qui a pour concepteur Marc de Caso SNCF et pour constructeur Corpet-Louvet à la Courneuve. Il a été retiré du service en 1961. Conçu en 1949, son apparition fut brève.


Toute une époque ces vapeurs ! Et au musée, on peut observer les roues s’actionner dans une brumeuse fumée qui s’échappe de l’appareil.


De plus amples informations ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/232_U_1
Vient ensuite l’électrique
Semant le trouble
Dans leurs habitudes mécaniques
Leur doute est double
La fin des vapeurs ?
La fin du labeur?
Se termine dans la douleur
Une carrière haute en couleurs.
La modernité s’avance
A grands pas devance
L’équilibre établit
Bouleversant la vie
Les cheminots
Perdent leur boulot
Gagnent le gros lot
Tous dans le même bateau.
Une nouvelle ère
Une nouvelle voie
La fin des chemins de fer
Avec leur savoir-faire.
La nouveauté éclaire
Les esprits prometteurs
Qui profitent de leur heure.
La réussite est claire.
Les anciennes générations s’effacent.
C’en est finit.
Se sentant comme punis
Au destin font face.
***
Les Présidentielles
Cinq ans après la mise au placard de la dernière locomotive encore active, Charles De Gaulle participe au Salon de l’Automobile en 1966 qui présente les dernières nouveautés :
D’ailleurs, une voiture DS 20 Pallas 11cv de 1971 est exposée (lui qui est mort en 1970, l’exposition montre alors une voiture présidentielle semblable à celle qu’il devait posséder.). Aux côtés de cette belle auto, la voiture voyageurs Salon Présidentiel PR2 de 1954 construite par Carel et Fouché en 1924 aux Ateliers de Villeneuve trône là. Elle a été retirée du service en 1982.



Pour plus d’informations : https://www.patrimoine-ferroviaire.fr/xxxx-salon-xxxx-xxxx-10-14/
On n’arrête pas le progrès.
Le train est ensuite supplanté par la voiture.
La voiture est ensuite supplantée par le train plus écologique.
La voiture devient ensuite électrique
Et donc exempt de pollution.
Les défis et enjeux
Ecologiques et climatiques
Gagnent en importance
Et en influence.
L’avion, moyen de locomotion le plus sûr,
Plus économique et plus rapide.
La course du temps,
Gagner en vitesse,
Aller toujours plus vite
Et aller toujours plus loin
Sans freiner
La ruée vers le progrès
Et bien au contraire, l’encourager.
Rechercher l’efficacité
Et la performance
En concurrence
Avec ses voisins et les géants.
Moyens de transport
Et course à l’armement,
Une compétition subsiste toujours.
Il faut faire mieux que l’autre
Comme un complexe à affronter
Et à dépasser.
***


Finalement…
Avec dignité observe
Ce que l’avenir réserve
La fée électricité
Le charbon remplacé
Par l’essence
Le pétrole, l’or noir
Une renaissance
Le progrès, bête noire.
Et le progrès ne cessera
Nul autre choix que d’accepter
Le changement qui s’impose là
En sa présence de pitié teintée
Les visages blêmes
Pâles mais indemnes
Les époques à toute allure
Dans le temps durent
Le charbon comme le pétrole
Polluent l’environnement
Energie fossile
Et suie futile
La santé s’effrite
Mais l’expérience s’hérite.
Les générations partagent
Leurs mérites et leurs reconnaissances
Face à un monde en effervescence
Qui ne cesse de croître dans l’essence
Des idées qui innondent.
Maintenant société de consommation
A l’heure du numérique
Loin de la mécanique
Et des calculs métriques
Si ce n’est de la transformation
Et des mutations écologiques
Intérêts économiques
Priment sur l’humain
Qui ne sera plus demain
Relève assurée, c’est mathématique.
A condition que la génétique
Par la fécondité numérique
Permettent le renouvellement
Des gens
Qui se dénombrent au fil du temps
Natalité en baisse
Les courbes s’affaissent.
Nulle question de capitulation
Il faut songer aux finances
Pour remonter la relance
Des naissances.
Ainsi les nouvelles générations
Avec leurs nouvelles idées
Et leurs conceptes, leur originalité
Sauront bien innover
Et trouver des solutions.
Les cheminots
De l’outre-tombe
Voient les spéculations qui tombent
Et leur disent « bravo! ».
Eternel recommencement
Comme la mode revient
Encore, toujours, en main
Remanié dans le présent,
Façonné dans le passé,
Les plus avertis savent
Les plus concernés, experimentés
Transmettent leur épave
A retaper.
Anciennes configurations
Se regénèrent
Par des ignorants congénères
Une audace action,
Une reconstruction
Qui renaît de ses cendres.
Les anciens et leurs observations,
Du passé les méandres,
De la raison, la voix,
Mais des enfants, la vérité.
Que choisir entre ces deux évidences?
Le cœur balance.
***




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