La cathédrale, majestueuse, s’annonce au loin. Edifice robuste à la structure complexe, sa position centrale au sein de la ville en fait un repère incontestable.

A l’intérieur, les superbes vitraux laissent passer la lumière illuminant ainsi le passage dans chaque allée.

Le temps semble être le thème principal de ce lieu emblématique. Une horloge gardée par deux lions, un de chaque côté, et par des anges au milieu attire le regard.

En dessous, un globe terrestre surprend par sa présence inédite.

Au dessus d’une carte du monde, on peut lire « temps apparent » et on remarque que tout autour, les cadrans indiquent qu’il s’agit également d’une horloge.

Le mécanisme visible où il est inscrit « comput ecclesiastique » nous intrigue.

En dessous de l’horloge remarquée au début, une autre plus petite s’y trouve. En regardant de plus près, on distingue des inscriptions longeant tout le tour de cette horloge où figure la carte du monde. En bref, un véritable sujet d’étude astrologique qui impressionne par sa modernité nous fait réfléchir, là, sous nos yeux.



Non loin de là, en baissant le regard, on constate un trésor sous nos pieds, une multitude de pièces d’or gisent sous nos pas. On s’interroge alors, à qui appartient-il? Que fait-il là? Et pourquoi?



L’église protestante Saint Thomas offre une autre surprise : la présence d’Albert Schweitzer et de Mozart qui s’était produit à Strasbourg. Leur souvenir perdure toujours.


Et même…




Ces deux personnages sont encore très aimés aujourd’hui. À l’extérieur, une statue d’Albert Schweitzer a même été érigée en son honneur.


Admirant les écussons et les statues religieuses, l’Histoire subjugue.




L’orgue laisse imaginer la musique qui peut être jouée.

A la sortie, en marchant dans les alentours, une proposition intéressante se laisse tenter : l’ascension de la cathédrale. Environ 8 euros le ticket d’entrée, un certain coût qui vaut sûrement le coup. Une mini sculpture de la cathédrale fait se rendre compte de son ampleur, elle est immense.

Motivé par le courage, les escaliers en colimaçon sont là et attendent d’être gravis. Jusqu’en haut, il faut les franchir.

Le tournis et petit à petit, le vertige gagne rapidement. Des pauses par moment s’imposent. La vue en vaut la peine, déjà en observant par la structure sans fenêtre, elle s’élève au fur et à mesure des marches.


Derrière et devant, les touristes brisent la solitude et encouragent la montée qui en soit est un réel défi à surmonter. Il parait que Goethe effectuait cette ascension quotidiennement pour vaincre son vertige. Y est-il parvenu?

Arrivée au bout, une photo de Victor Hugo accueillent les courageux parvenus jusqu’ici. Des rappels de l’Histoire sont affichés aux murs et nous enseignent les faits par la chronologie.

Encore quelques pas supplémentaires et voilà que la récompense se dévoile : le sommet est atteint et le panorama tout autour, une balustrade recouverte de barbelés, des armatures de sécurité, rassurent et protègent. La vue est surprenante, tout Strasbourg à perte de vue, le souffle est coupé et il faut le reprendre, respirer profondément.



Près de là, l’espace réservé aux gardes est visitable.

Comme les gardiens de phare, il y avait aussi des gardiens de cathédrale. Pour ceux qui se laissent tenter, un écran permet d’apposer sa marque, sa signature, son inscription, et de se l’envoyer par mail (cela n’a pas fonctionné, je n’ai rien reçu mais à essayer !).


Les gens de l’époque ne disposaient pas de cette technologie et ont opté pour des gravures sur le mur de la devanture de la porte de sortie menant aux escaliers du chemin retour. Il est intéressant de découvrir leurs noms et les dates de leur passage.




Au centre de la plateforme, le sommet forme un carré, une boussole surdimensionnée surplombe le centre et devait avoir une utilité certaine comme l’astrologie et la météorologie.

La cloche qui sonne est admirable et pèse très lourd.


L’escalier du retour est plus facile que l’allé mais cela n’empêche pas les pieds de trembler ni les jambes de flageoler. Observer une dernière fois la vue en descendant, la pression s’abaisse progressivement.


Finalement, une fois en bas, jeter un ultime regard vers le sommet et se dire que le défi est relevé. Fier de cet accomplissement, on se sent prêt à retenter l’expérience. Une dernière respiration est nécessaire pour s’en remettre pleinement.


Pour ceux qui ne souffrent ni de tournis ni de vertige, tout mon récit ne les touchera pas sauf pour les amuser et les faire rire. Ceux qui ont encore plus peur que moi m’applaudiront. Je vous laisse décider de votre appréciation.




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