Introduction

La langue de Molière, la langue de Shakespeare et la langue de Goethe.
Aux dialectes multiples où les mots s’assemblent ne formant plus qu’un dans une phrase bien pensée, sûre et bien envoyée, convivialité et sympathie accompagnent rires en musique autour d’une bière du pays dans un environnement traditionnel au cœur de la nature foisonnante et fleurie, l’allemand se parle avec enthousiasme.
Théâtre et poésie, musique et spectacle où s’expriment les sentiments et les mystères du cœur à demi avoués, éloges et jeux de mots, métaphores et mots d’esprit, rien n’est trop beau tant que l’admiration se fait présente et les arguments nombreux mais gare aux critiques, le français se conteste et se discute, parfois à huit clos, il fait aussi salon à l’occasion.
Libre et sauvage comme ses jardins champêtres et ses tenues décontractées, le flegme anglais ne se démode pas, il se cultive. En revanche, les sentiments se cachent mais l’éducation et les traditions se montrent, la royauté est d’actualité et il faut lui faire honneur. L’histoire et la culture sont riches et se transmettent de génération en génération. Fierté nationale, de l’Union Européenne sortie (le 31 décembre 2020 à minuit), sa monnaie restera unique, le Livre Sterling.
« Celui qui ne connait pas les langues étrangères ne connait rien de sa propre langue. » Goethe
« Un silence, voilà qui est suffisant pour expliquer un cœur. » Molière
« Rien n’exprime mieux la joie que le silence. Si j’ai pu dire combien grand était mon bonheur, c’est qu’il était petit. » Shakespeare
Particularités

Wer will, kann, qui veut, peut, I want, I will, chaque langue a ses richesses et son charme. Ich kann Deutsch sprechen. Kànnsch dü Elsassisch rede? Jo, ganz güet ! Wirklich ? You seem to forget about English, it’s also an interesting language, you know. Tout le monde parle anglais, la langue la plus facile à apprendre dit-on. Ist die deutsche Sprache kompliziert? Nä, nä ! Alles’s möglich. Mais tout le monde pense que c’est difficile et se contente alors de l’anglais. Aber, wenn kommst du in Deutschland, oder Österreich oder Schweiz, lass uns ein gutes Bier trinken und lass uns zusammen sprechen ! Voll super, oder? I would rather drink tea, its our tradition. In the end of the afternoon, it’s our tea time with cup cakes. Les français apprécient aussi la bière, jetzt geht los ! Los geth’s ? Jo! Don’t forget about me, I didn’t say no ! Ach so, denn, g’sundheit ! Prost !
En pratiquant une langue, on se rend compte des différences, dans les mots utilisés, on découvre toute la philosophie, la mentalité, les mœurs, l’histoire et la culture qu’elle représente.
Wo ist mein Portemonnaie ? Ich finde es nix ! Do you think a coup d’état happened in here and that your money has been stolen? Il a pu se faire hacker sa banque aussi ! Chacun utilise des mots empruntés de l’autre ! D’ailleurs, la tendance s’accroît. Na, bravo ! Wir studieren Französisch in die Schule. On apprend l’allemand à l’école. And we learn French. En fait, de manière très logique, on apprend les langues des pays voisins afin de se comprendre les uns les autres.
Les langues évoluent, c’est frenchy ! La langue de Molière a bien changé de nos jours.
Une langue est représentative de sa population. On la qualifie aussi de « langue vivante« , de nouveaux mots sont régulièrement ajoutés au dictionnaire qui s’enrichit avec le temps.
You are right, du hast recht, tu as raison. Cet article publié dans le magazine, Le Temps, explique bien quelques aspects de la langue allemande : https://www.letemps.ch/archive-import-drupal/langue-reflet-lame-allemande?srsltid=AfmBOoo1dUZpIo0phSn3HHnV_eDSeSFb6If6OnhXQEgQr3HVNP8hEJSC
L’esprit à travers les mots

Molière, extraits du Misanthrope :
Philinte : Mais, quand on est du Monde, il faut bien que l’on rende
Quelques dehors civils que l’usage demande.
Alceste : Non, vous dis-je, on devrait châtier, sans pitié,
Ce commerce honteux de semblants d’amitié :
Je veux que l’on soit homme, et qu’en toute rencontre
Le fond de notre cœur, dans nos discours se montre :
Que ce soit lui qui parle, et que nos sentiments
Ne se masquent jamais, sous de vains compliments.
Philinte : Il est bien des endroits où la pleine franchise
Deviendrait ridicule, et serait peu permise
Et parfois, n’en déplaise à votre austère honneur,
Il est bon de cacher ce qu’on a dans le coeur.
Serait-il à propos et de la bienséance,
De dire à mille gens tout ce que d’eux, on pense ?
Et quand on a quelqu’un qu’on hait ou qui déplaît,
Lui doit-on déclarer la chose comme elle est ?
Alceste : oui.
(…)
Alceste : Je ne me moque point,
Et je vais n’épargner personne sur ce point.
Mes yeux sont trop blessés, et la Cour, et la ville
Ne m’offrent rien qu’objets à m’échauffer la bile :
J’entre en une humeur noire, en un chagrin profond,
Quand je vois vivre entre eux, les hommes comme ils font ;
Je ne trouve partout, que lâche flatterie,
Qu’injustice, intérêt, trahison, fourberie ;
Je n’y puis plus tenir, j’enrage, et mon dessein
Est de rompre en visière à tout le genre humain.
Le français a l’esprit critique et d’analyse, le besoin de râler et de contester, d’argumenter vivement et de faire part de ses sentiments ouvertement, de s’exprimer pleinement. De nos jours, grèves et manifestations sont toujours plus nombreuses chaque année apportant son lot de désagréments et de gênes notables.
Extraits de Roméo et Juliette de William Shakespeare :
JULIETTE. – Comment es-tu venu ici, dis, et pourquoi ?
Les murs du verger sont bien hauts pour l’escalade,
Et cet endroit serait ta mort, vu qui tu es,
Si l’un de mes cousins te découvrait ici.
ROMÉO. – Ce mur, l’amour me l’a fait franchir sur son aile :
Comment barrer la route à l’amour par des pierres ?
Ce que l’amour peut faire, l’amour ose le tenter.
C’est pourquoi tes cousins ne sont pas un obstacle.
JULIETTE. – Si on te voit ici, tu seras mis à mort.
ROMÉO. – Le manteau de la nuit me dérobe à leurs yeux.
Et qu’ils me trouvent donc, si tu ne m’aimes pas.
Mieux vaut subir la mort sous les coups de leur haine
Que vivre plus longtemps sans être aimé de toi.
JULIET
O Romeo, Romeo ! Wherefore art thou Romeo ?
Deny thy father and refuse thy name;
Or, if thou wilt not, be but sworn my love,
And I’ll no longer be a Capulet
ROMEO [Aside]
Shall I hear more, or shall I speak at this?
JULIET
‘Tis but thy name that is my enemy.
Thou art thyself, thought not a Montague.
What’s Montague? It is nor hand, nor foot,
Nor arm, nor face, nor any other part
Belonging to a man. O be some other name!
What’s in a name? That which we call a rose
By any other name would smell as sweet.
So Romeo would, were he not Romeo called,
Retain that dear perfection which he owes,
Without that title. Romeo, doff thy name;
And for thy name, which is no part of thee,
Take all myself.
ROMEO
I take thee at my word.
Call me but love, and I’ll be new baptized;
Henceforth I never will be Romeo.
Les sentiments sont exprimés sans description, dévoilés tels qu’ils sont et implicitement on sent la force de leur amour que rien ne peut vaincre.
(audio français)
Extraits du Caprice de l’Amant de Goethe :
(audio allemand)
LAMON.
M’aimes-tu depuis si longtemps sans me connaître ? Je le sais parfaitement : tu n’aimes que moi seul ; et ce cœur joyeux t’appartient aussi pour jamais. Tu le sais. Mais veux-tu m’enchaîner encore davantage ? Est-ce digne de blâme d’en trouver aussi d’autres jolies ? Je ne te défends pas de dire : « Celui-là est beau, celui-ci est charmant, cet autre est enjoué. » Je promets de ne pas en être fâché.
LAMON.
Wie lange liebst du mich schon, ohne mich zu kennen?
Ich weiß es ganz gewiß, du liebst nur mich allein,
Und dieses muntre Herz ist auch auf ewig dein,
Du weißt es. Doch verlangst du mich noch mehr zu binden?
Ist es wohl scheltenswert, auch andre schön zu finden?
Ich wehre dir ja nicht, zu sagen: der ist schön,
Der artig, scherzhaft der – ich will es eingestehn.
Nicht böse sein.
ÉGLÉ.
Ne le sois pas, et je ne me fâcherai pas non plus. Nous péchons tous deux également. J’écoute plus d’un berger avec un air affable, et tu contes des douceurs à plus d’une bergère, quand je ne suis pas auprès de toi. Il est facile de gouverner son cœur, mais non son humeur badine. Il faut que la légèreté nous préserve de l’inconstance. La jalousie me sied moins encore qu’à toi. (À Amine.) Nous te faisons sourire ! Que penses-tu, ma chère ? Parle !
EGLE.
Sei’s nicht, ich will es auch nicht werden.
Wir fehlen beide gleich. Mit freundlichen Gebärden
Hör ich gar manchen an, und mancher Schäferin
Sagst du was Süßes vor, wenn ich nicht bei dir bin.
Dem Herzen läßt sich wohl, dem Scherze nicht gebieten;
Vor Unbeständigkeit muß uns der Leichtsinn hüten.
Mich kleidet Eifersucht noch weniger als dich.
Du lächelst über uns! Was denkst du, Liebe? sprich!
(…)
ÉGLÉ.
Comment donc ? Tandis que nous jouons ensemble, que la langueur de l’amour s’enfuit devant nos rires, ton tourment commence dès que ton amant te voit. Jamais il n’y eut d’homme plus capricieux. Tu crois qu’il t’aime ; oh ! non, je le connais mieux. Il voit que tu obéis : voilà pourquoi il t’aime, le tyran, afin d’avoir quelqu’un à qui il puisse commander.
EGLE.
Wieso! Anstatt daß wir zusammen spielen,
Daß Amors Schläfrigkeit bei unserm Lachen flieht,
Beginnet deine Qual, wenn dich dein Liebster sieht.
Nie war der Eigensinn bei einem Menschen größer.
Du denkst, er liebe dich. O nein, ich kenn ihn besser;
Er sieht, daß du gehorchst, drum liebt dich der Tyrann,
Damit er jemand hat, dem er befehlen kann.
AMINE.
Ah ! il m’obéit souvent.
AMINE.
Ach, er gehorcht mir oft.
ÉGLÉ.
Pour commander encore. Ne faut-il pas que tu dérobes à sa vue chacun de tes regards ? La puissance que la nature a mise dans nos yeux pour enchanter l’homme ou pour l’abattre, tu l’as sacrifiée à ton amant, et tu dois t’estimer heureuse, si seulement il te regarde d’un air gracieux. Le front ridé, les sourcils froncés, le regard sombre, farouche, les lèvres serrées : quel aimable visage il montre chaque jour, jusqu’à ce que les prières, les baisers et la plainte aient chassé de son front cette fâcheuse bourrasque !
EGLE.
Um wieder zu befehlen.
Mußt du nicht jeden Blick von seinen Augen stehlen?
Die Macht, von der Natur in unsern Blick gelegt,
Daß er den Mann entzückt, daß er ihn niederschlägt,
Hast du an ihn geschenkt und mußt dich glücklich halten,
Wenn er nur freundlich sieht. Die Stirne voller Falten,
Die Augenbraunen tief, die Augen düster, wild,
Die Lippen aufgedrückt, ein liebenswürdig Bild,
Wie er sich täglich zeigt, bis Bitten, Küsse, Klagen
Den rauhen Winterzug von seiner Stirne jagen.
AMINE.
Tu ne le connais pas assez ; tu ne l’as pas aimé. Ce n’est pas le caprice qui obscurcit son front ; un bizarre chagrin est le tourment de son cœur, et trouble pour lui et pour moi les plus beaux jours d’été ; et pourtant je me console, parce que, s’il me voit seulement, s’il entend ma voix caressante, bientôt son caprice s’enfuit.
AMINE.
Du kennst ihn nicht genug, du hast ihn nicht geliebt.
Es ist nicht Eigensinn, der seine Stirne trübt;
Ein launischer Verdruß ist seines Herzens Plage
Und trübet mir und ihm die besten Sommertage;
Und doch vergnüg ich mich, da, wenn er mich nur sieht,
Wenn er mein Schmeicheln hört, bald seine Laune flieht.
ÉGLÉ.
En vérité, c’est là un grand bonheur dont on pourrait se passer. Cependant nomme-moi le plaisir qu’il t’ait jamais permis. Comme le cœur te battait quand on parlait de danse ! Ton amant fuit la danse, et il t’entraîne après lui, pauvre bergère. Ce n’est pas étonnant qu’il ne te souffre dans aucune fête, puisqu’il envie à l’herbe des prés la trace de tes pas ; qu’il déteste, comme un rival, l’oiseau que tu aimes. Comment pourrait-il être tranquille, quand un autre te prend dans ses bras, et même, en tournant avec toi dans la file, te presse tendrement contre lui, et te dit tout bas des mots d’amour.
EGLE.
Fürwahr ein großes Glück, das man entbehren könnte.
Doch nenne mir die Lust, die er dir je vergönnte?
Wie pochte deine Brust, wenn man vom Tanze sprach;
Dein Liebster flieht den Tanz und zieht dich Arme nach.
Kein Wunder, daß er dich bei keinem Feste leitet,
Da er der Wiese Gras um deine Tritte neidet,
Den Vogel, den du liebst, als Nebenbuhler haßt;
Wie könnt er ruhig sein, wenn dich ein andrer faßt
Und gar, indem er sich mit dir im Reihen kräuselt,
Dich zärtlich an sich drückt und Liebesworte säuselt.
(…)
AMINE.
Ma chère, c’est tout à fait son langage !… Encore des fleurs !
AMINE.
Freundin, ja, das ist sein ganzer Ton. –
Noch Blumen!
LAMON.
En voici. Ce sont les plus belles.
LAMON.
Hier! das sind die besten.
AMINE.
Cependant je suis heureuse de le voir envier mes regards à tout le monde. Je vois, à cette jalousie, combien mon amant m’estime, et mon petit orgueil est dédommagé de tous mes tourments.
AMINE.
Doch mit Freuden
Seh ich ihn meinen Blick der ganzen Welt beneiden;
Ich seh an diesem Neid, wie mich mein Liebster schätzt,
Und meinem kleinen Stolz wird alle Qual ersetzt.
ÉGLÉ.
Mon enfant, je te plains ; on ne peut plus te sauver, puisque tu aimes ta souffrance ; tu fais du bruit avec tes chaînes, et te persuades que c’est de la musique.
EGLE.
Kind, ich bedaure dich, du bist nicht mehr zu retten,
Da du dein Elend liebst; du klirrst mit deinen Ketten
Und überredest dich, es sei Musik.
A la lecture de ces lignes, le romantisme allemand est perçu dans toute sa splendeur. En apposant sa traduction française et la version originale, il serait intéressant de comparer.
Suite à l’évocation de ces deux pièces ayant pour thème l’amour, il faut citer La princesse de Clèves de Madame La Fayette, qui exprime si bien la psychologie amoureuse et ses tourments.
« Je vous adore, je vous hais, je vous offense, je vous demande pardon ; je vous admire, j’ai honte de vous admirer. Enfin il n’y a plus en moi ni de calme ni de raison. »
« Si vous jugez sur les apparences en ce lieu-ci, répondit Mme de Chartres, vous serez souvent trompée : ce qui parait n’est presque jamais la vérité. »
« Les paroles les plus obscures d’un homme qui plaît donnent plus d’agitation que des déclarations ouvertes d’un homme qui ne plaît pas. »
« Il est plus difficile que vous ne le pensez, Madame, de résister à ce qui nous plaît et à ce qui nous aime. »
Chaque langue est un trésor à conserver et à perpétuer, à enrichir et à développer à condition de la respecter et de ne pas la dénaturer.
L’intention et le sens des mots



Dans la littérature se dévoile tout le génie d’un peuple, sous la plume leur esprit et leur cœur et leurs lignes jamais ne meurent tant qu’affluent les lecteurs.
Et si des chefs d’œuvres de la littérature se voyaient traduits en dialecte régional ? Les fables de La Fontaine sont apprises à l’école primaire. Cependant, elles sont aussi interprétées et traduites en d’autres langues, ici en alsacien : https://www.youtube.com/watch?v=HAJzZxYCAbs&list=PL4L9yWquJmbzr0OvgPjf0_Bx1dZLR6kE2&index=17
Was denkst du? Magst du diese Version?
Un texte s’approprie et se partage, une œuvre se vit et s’explore afin d’en déceler toutes les caractéristiques et les multiples sens et messages transmis.
Attention à savoir manier l’art du langage parce que parfois, les mots peuvent blesser plus que les gestes et les actes. Adopter une approche sage et bienveillante, parler avec intelligence a toute son importance dans un dialogue, une conversation, un échange, une prise de contact. Bien choisir ses mots et les user au moment opportun, s’exprimer est aussi une question de valeur d’esprit et de cœur. Les mots ne sont pas juste des mots, leur portée peut-être infinie. Ils peuvent traverser le temps et les époques, des propos peuvent se graver dans nos mémoires.
Double sens, sous-entendu et figure de style, jeux de mot et paroles en suspens, retenue et secrets, aveux et révélations, indignation et colère, tristesse et désarroi, assurance et confiance, silence et parcimonie, crier et murmurer, ironie et métaphore, flatterie et tromperie, honnêteté et vérité, amour et haine, dépit et résignation, abandon et courage, retour en force et peur, effacement et éloignement, narcissisme et fierté, ridicule et bêtise, beauté et charme, tendresse de l’âme, sanglots et drame, les mots expriment tant, nos pensées profondes, nos sentiments et nos émotions, ils permettent de mettre des mots sur le vide et le silence, du moins des essais sont tentés, les mots signifient tellement. Nombre d’auteurs à travers les siècles ont, par le langage, transmis tout leur talent et démontrer tout leur potentiel tels que :
Chanson d’automne
Paul Verlaine
Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
Paul Verlaine, Poèmes saturniens
What’s in your mind? Ich möchte alles wissen ! Si les yeux sont les fenêtres de l’âme alors les mots sont les reflets du cœur.



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