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Un mystère animal

La Sentience au Secours des Animaux

La Compréhension des Animaux

La Protection des Animaux

J’aime la chasse?

Rappelons une notion importante : https://laplumeartiste.com/2024/11/01/la-sentience-au-secours-des-animaux/

Quelques interrogations importantes :

Pourquoi les animaux montrent de l’agressivité et se mettent à attaquer ? Parce qu’ils ont peur et se sentent menacés.

Cela ne signifie pas qu’ils soient dangereux. La nature les a doté de griffes et de crocs acérés et ils savent s’en servir. Ils ont une part sauvage en eux qui peut être imprévisible et qui peut nous effrayer nous, les humains, nous poussant à nous défendre en ripostant à notre tour.

Il faut comprendre le point de vue de chacun et réfléchir. Pourquoi les animaux ont peur? Parce qu’on s’en prend à eux.

S’ils se sentent trop faibles et vulnérables, ils choisissent la fuite et se mettent alors en danger en sortant de leur environnement naturel.

S’ils s’approche trop près des villes et villages, l’Homme les chasse. Certains peuvent s’épuiser et mourir de faim faute de nourriture et d’un abri adéquat pour leur survie, d’une atmosphère propice au développement.

J’aime la chasse ? est un monologue théâtral réalisé par la comédienne Kathleen Fortin.

J’aime la chasse ?

Dans l’Arche de l’Orangerie, à 15h, le spectacle dure trente minutes et s’adresse en particulier à un jeune public bien que des questions très sérieuses y soient posées.

Elle commence par chanter la comptine Promenons-nous dans les bois qu’elle revisite à sa sauce avant d’enchaîner sur Le Petit Chaperon Rouge. Rapidement, elle nous apprend vivre dans les Vosges du Nord et nous dit que la chasse se déroule d’octobre à février.

La forêt mystérieuse, jeu coopératif où il faut traverser une forêt de préjugés. Elle évoque le chasseur type, un stéréotype bien encré dans les mentalités. Un homme d’un certain âge, d’une certaine corpulence, une allure un peu rebutante et un comportement condamnable par son entourage.

Afin de parler de l’alimentation, Le cochon qui rit est présenté. L’humain est omnivore et mange aussi bien du poisson, de la viande, des légumes et des fruits.

« Quand je me pose des questions, je fais des spectacles. »

Elle rencontre des gens, des chasseurs, des anti-chasse, tous ensemble discutent. Les comptes de validation des permis annuels, un sujet débattu avec entrain. Il faut payer pour pouvoir chasser.

Parlons un instant statistiques.

87% de la population est d’accord avec au moins un argument anti-chasse, 63% estiment que les chasseurs rendent des services et 48% sont totalement contre la chasse ce qui représente environ un français sur deux.

La communication est difficile entre les différents partis.

En des temps troublés, il fallait prendre le fusil et partir chercher quelque chose à manger parce qu’il n’y avait pas d’argent.

« On ne choisit pas l’endroit de sa mort. »

Voilà le jeu Risk qui entre en scène.

La chasse est commune à toute la terre. Et pourquoi chasse t-on?

Pour se nourrir, se vêtir (cuir), pour le plaisir, le prestige, pour l’économie, pour l’appétit sexuel, pour le mobilier, la vie sociale.

En Afrique du Nord, on chasse le sanglier, plus gros que les spécimens européens. En Afrique Centrale, l’antilope. Au Canada de l’Est, au Québec, les orignaux (orignal), le plus gros cervidé du monde et au nord, le caribou. Cette viande est l’un des composants d’un plat traditionnel apprécié.

Et la parité?

12% des chasseurs sont des femmes mais il parait qu’elles sont meilleures que les hommes ce qui peut engendrer des débats sexistes.

Les chasseurs aiment la nature et se prélasse donc d’observer le bois pousser des heures durant. A bord de leur 4/4, ils viennent polluer les environs.

80% des forêts alsaciennes sont publics contre 20% des forêts qui sont alors privées.

Il faut préserver la nature, l’accès aux oiseaux, s’émerveiller devant des chevreuils, découvrir un terrier de renards, faire attention aux poules des voisins.

En s’aventurant dans la forêt, on peut être confronté à des armes à feu et être surpris voire effrayé ne s’y attendant pas du tout.

Trouver sa place au sein de la nature est important sachant que les conflits sont nombreux.

On ressence environ un million de chasseurs en France entre 45 et 65 ans en moyenne, des hommes.

On retrouve un lien avec la ruralité et une histoire personnelle. La plupart votent à droite. Les anti-chasse, une majorité de femmes, citadines, votent à gauche. Contrairement aux idées reçues, pas d’extrémistes.

Les premiers écologistes de France prônent la régulation des nuisibles. On observe un combat des arguments, des manifestations sont organisées, une guerre sans fin.

Certains chasseurs placent une branche de sapin dans la gueule du sanglier abattu comme dernière bouchée vers la mort. Certains chasseurs aiment la nature. Certains militent pour sa préservation. Les chasseurs et anti-chasse ont finalement des idées qui se rejoignent. Des terrains d’entente pourraient être trouvés.

La biodiversité est menacée comme jamais, le monde fait face à une crise écologique. Le climat change rapidement.

« Les dés ne sont peut-être pas encore jetés. »

Bruno Ulrich, https://fne.asso.fr/actualites/autoportrait-bruno-ulrich, s’exprime à son tour. https://alsacenature.org/decouvrir/equipes-et-gouvernance/

Il distingue trois type de chasse : la chasse de subsistance, de loisir et de régulation.

Certains espèces sont encore chassables alors que cela ne devrait pas, déplore t-il. Voilà l’objet de son combat actuel. Les putois, par exemple, en font partie. En revanche, la population des chevreuils, cerfs et sangliers est à réguler.

L’association de protection de la nature et les chasseurs parviennent à dialoguer. Il ajoute qu’il faut éviter de chasser les renards.

Il y a les chasseurs et les naturalistes qui discutent à propos de la gestion des espaces naturels.

Pourquoi il y a trop de sangliers? Ils représentent une menace pour les cultures de maïs et face au réchauffement climatique, la pousse des plantations est prématurée. Ils font également des dégâts dans les vignes. Une négociation à plusieurs doit s’amorcer. Les agriculteurs et les forestiers participent aussi aux dialogues.

Il faut trouver un moyen de se partager l’espace naturel et de cohabiter ensemble. Un débat sur les modes de chasse et leurs impacts sont importants. Il faut discuter et échanger sur les différents sujets de préoccupation et parvenir ensemble à des solutions qui conviennent à tous.

En comparaison avec d’autres régions, l’Alsace s’en sort plutôt bien en terme de communication.

En Suisse, à Genève, la chasse de loisir est proscrite et seule la chasse professionnelle, de régulation est autorisée.

La cohabitation de l’Homme avec l’animal est un sujet crucial.

Des désagréments liés à certaines espèces sont déplorés. Le mot « nuisible » n’est plus utilisé. Il a été remplacé par la formule « espèce susceptible de causer des dégâts« .

Une dérogation à la protection de l’espèce est envisageable à condition de montrer patte blanche. Des démarches sont à réaliser.

Quelle place laisse t-on?

L’Homme est-il au sommet de l’évolution?

On cherche, au fond, la survie de notre espèce. On défend notre environnement afin de nous protéger nous-mêmes, l’égoïsme humain.

La fédération de chasse cherche à maintenir une certaine communication malgré les désaccords. Que peut-on faire ensemble pour cohabiter intelligemment?

La nuit, des tirs ont lieu, des tirs de destruction. Les disputes vont vite. Si le dialogue s’engageait autrement, les choses se dérouleraient différemment.

Finalement, on retrouve aussi la question d’entrer en relation avec des gens, des individus, qui ne sont pas de notre monde. La peur de la nature est une crainte à appréhender et à dépasser.

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« Tous les arbres résonnent
Et tous les nids chantent
Qui donc tient la baguette
Dans le vert orchestre de la forêt?

Est-ce là-bas le vanneau gris,
Qui sans cesse hoche la tête, l’air important?
Ou est-ce le pédant qui tout là-bas
Lance toujours en rythme son coucou?

Est-ce cette cigogne qui, la mine sérieuse ,
Et comme si elle dirigeait,
Craquette avec sa longue jambe
Pendant que tous jouent leur musique?

Non, c’est dans mon propre cœur
Qu’est le chef d’orchestre de la forêt ,
Et je le sens qui bat la mesure,
Et je crois bien qu’il s’appelle Amour. », Heinrich Heine

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