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cérémonie, foire, salon, évènement

Christkindlmarkt im Zürich

Zürich

Les Journées Européennes du Patrimoine

Comptes-rendus des conférences à la Halle aux Toiles le 14 mars

Ilario annonce faire un show case au Fashionist’Art

L’expo de la bière à Strasbourg

La fête de la musique à Strasbourg

Blaise et Valentin, des indispensables de l’équipe d’Ilario Spampinato

Etonnant : Ilario se met à la publicité !

Blabla Languages

❤️ La Saint Valentin ❤️

Un Plongeon dans le Processus Créatif d’un Artiste Rebelle

Michel Delaunay à la Galerie Fontaine à Rouen

Quand on est seul à Noël…

Dimanche 22 septembre 2024, journée du patrimoine

Thierry Meyer, d’r elsässische Musiker un d’r Welt

Bernard Held, un écrivain prometteur

Ilario, un artiste belge aux multiples facettes

Les quais de Rouen

Manoir du Fay, le 21 septembre 2024, lors des Journées Européennes du Patrimoine

Le Festival Vintage à Saint-Cyr

Matei Visniec

Dans cette université aux allures de théâtre ou musée, bâtiment monumental, en haut des escaliers se trouve la salle Fustel de Coulanges, lieu-dit de l’évènement littéraire, conviée par le Consulat de Roumanie.

Dans ce silence, avec pourtant cette légère musique d’ambiance, les gens murmurent dans l’air.

L’air sympathique, vêtu de noir, avec bienveillance écoute les étudiants mettant en scène dans diverses langues, espagnol, portugais, français et bien entendu roumain, ses lignes aux multiples sens qu’il a rédigé avec son esprit et son cœur.

Ses écrits interrogent sur des sujets existentiels, introspection, réflexion, il étudie la nature humain, l’âme et ses tourments, tente d’expliquer les contradictions et les incohérences, cherche à répondre à des mystères, à des questions en suspens, il pense, il réfléchit. Psychologie, sociologie, psychanalyse, anthropologie, tant de sciences traitent de la nature humaine mais la littérature répond au mieux aux problématiques. Humour, dérision, métaphore, ironie, jeux de mots, figures de style, il joue avec les mots, les significations et sonorités mettant en lumière les différences d’une langue à l’autre. Chaque langue a sa propre sensibilité et il découvre l’humilité par les difficultés de compréhension. Le français est plus rigoureux et exigeant, discipliné, le roumain plus libre accordant plus de souplesse et de flexibilité à celui qui le manie avec tact, ingéniosité et créativité. En français, il faut réfléchir, respecter les règles, se montrer précis et droit, tout est bien définit.

Malgré ces constatations, il arrive des fois où la langue parle à la place de l’auteur tout comme les jambes marchent toute seule ou courent toute seule lorsque perdu dans ses pensées, on déambule les rues s’élançant à la découverte d’un lieu que l’on explore avec entrain et intérêt au point de ne plus se rendre compte du chemin parcouru et revenir fatigué à la maison. Dans tout art, on peut être pris d’une transe créatrice et avec passion, on s’en donne à cœur joie, inspiré et entraîné par les idées.

Le théâtre fait le lien et il joue avec les silences et se permet des propos plus courts, concis, voire quelques mots. Il invente des histoires et s’amuse avec les sons qu’il cherche à manier à sa sauce. Les mots sont des outils pour exprimer sa pensée, matérialiser ses émotions, ses sentiments. Les mots sont aussi une musique, une mélodie que l’on fait écouter et entendre.

Par double sens et sens caché, phrase laissées au hasard ou volontairement en suspens, charge au lecteur de deviner la suite, tout du moins de l’imaginer, les mots peuvent toucher en plein cœur et faire mouche s’ils sont bien choisis et bien visés. Les mots peuvent être des armes, bien aiguisées, les mots peuvent blesser plus que les poings, plus que les coups portés à des endroits sensibles. Les mots peuvent avoir un objectif précis. Il faut savoir lire entre les lignes.

Le langage requiert de l’intelligence et de la sagesse. Le langage demande réflexion. La connaissance de son interlocuteur après écoute et observation de ce dernier est importante. Le langage peut être non verbal, un sens peut être implicite. Il faut savoir lire le visage, lire dans le regard. Il ne faut rien négliger. Qui sait, domine. Mais qui sait vraiment?

Chaque jour, la même liste d’horreurs est énoncée aux nouvelles télévisées tant et si bien qu’on est habitué à les entendre et la sensibilité à ces drames tend à disparaitre. On a l’impression de faire son devoir en se tenant au courant. La répétition constante crée cette accoutumance. La nouveauté est unique. C’est une première impression, la surprise de la découverte. Une fois que la première fois est passée, on sait désormais à quoi s’attendre et on est averti. Ce n’est plus aussi grave.

Avec un petit h ou un grand h ? Cela change tout ! Avec un grand h, c’est l’Histoire collective, l’Histoire de notre humanité. L’homme avec un petit ou un grand h ? Là aussi, c’est différent. Avec un petit h, c’est l’homme, le contraire de la femme, et avec un grand h, c’est l’Homme, race humaine.

D’un pays à l’autre, l’Histoire est perçue différemment. Comme il est commode pour un Etat, un gouvernement, d’arranger l’Histoire à son avantage ! Il peut omettre des éléments clé des évènements, si cela l’arrange, il peut effacer des pans de la chronologie, si cela peut dorer son image. Par le passé ou dans le présent, des chefs de gouvernement se le permettent. D’autres, au contraire, rétablissent l’Histoire et rendent hommage à notre récit commun. C’est tout à leur honneur!

La propagande, qu’est-ce donc? Glorifier et brosser un tableau valorisant d’un dirigeant qui se croit le meilleur et qui souhaite que cela se sache dans le monde entier. Un acte quelque peu narcissique comme s’il avait besoin de s’en convaincre et que l’on le lui rappelle.

Et la censure ? Ah, nuance ! La censure est le fait d’interdire des informations afin qu’aucun préjudice ne soit causé, afin de ne pas impacter cette image magnifiée que le souverain a établit et s’il faut user de force et de violence pour faire passer le message, il n’hésitera pas. Les informations qui peuvent bousculer les mentalités, les informations qui dérangent doivent dégager selon sa volonté. Une information peut défier son autorité puisqu’une information peut représenter et constituer une idée et une idée peut entrer dans la tête des gens et si c’est le cas, des rébellions peuvent se former et si des rébellions se forment, il faudra s’en défendre pour rester au sommet.

Un dictateur endoctrine, il enrôle de force martelant à l’esprit de ses soumis son idéal rêvé. L’idéal, le rêve, la doctrine. Un idéal est une réalité fantasmée. Un rêve est une pensée idéalisée. Une doctrine est un concept, une idée suffisamment aboutie pour être matérialisée et mise à exécution. Ne dit-on pas qu’il ne faut pas prendre ses rêves pour des réalités?

A force de vouloir planer dans le ciel et toucher les nuages, on finit par tomber de haut et se faire mal, même très mal. Mais quand la machine est en marche, comment l’arrêter?

Des excuses et des prétextes sont trouvées par refus d’accepter l’évidence : cela ne fonctionne pas. Admettre un échec, c’est capituler, se mettre à genou, en position de faiblesse. En ayant une haute opinion de soi-même, c’est impensable.

Dans une dictature, la violence est visible, brutale, agressive, naïve et primitive, on en souffre quotidiennement, facilement identifiable, on la ressent de plein fouet.

La violence du monde libre est subtile, on la détecte à peine. On nous fait accepter des choses contre notre gré avec douceur et gentillesse, implicitement, on nous glisse des idées, des concepts, on nous fait acheter des choses que l’on a pas besoin nous vendant l’idée que c’est génial. Par effet de mode et de tendance, voyant la majorité y adhérer, on s’y colle aussi. La publicité, les affiches, les annonces sont partout, omniprésentes, on les voit, les entend, les écoute sans s’en rendre compte. On ne réfléchit plus. Au début, une simple nouveauté introduite puis très vite, tous l’adoptent et la ronde se poursuit. C’est la société de consommation. Il faut consommer coûte que coûte. A prix coûtant nous dit-on, on ne compte pourtant plus mais on surveille nos comptes, bancaires.

Il y a finalement quelque chose de vicieux. Où est la liberté d’expression? On est manipulé par la publicité, l’information nous tombe dessus en grand nombre, écrasé par son poids, il faut démêler le vrai du faux, mais ce qui est faux, on nous fait croire que c’est vrai et inversement. On est submergé et on n’a plus le temps de réfléchir et justement, dans cette société de consommation, il faut consommer vite, tout va si vite, le gain de temps est un argument de taille. Nos failles sont explorées et exploitées. Comment plaire au consommateur naïf et négligeant ? Ce consommateur qui court partout. Certains se méfient, loin d’être ignorants. Certains réfléchissent.

La technologie tend à prendre notre place. L’IA répond à nos questions, ne nous contredit jamais, nous donne raison. Si on lui demandait comment se suicider, elle nous répondrait. Si on lui demandait comment tuer son voisin, elle nous conseillerait. Ainsi, peut-elle inciter des individus fragiles, des individus dangereux à passer à l’acte?

L’IA peut écrire à notre place, faire nos devoirs. Ce qu’on mettrait des heures et des jours à réaliser, elle nous le fait en quelques instants nous libérant gentiment du temps. Le temps, toujours le temps. Il faut aller vite et vite passer à autre chose. Il n’y a pas le temps de réfléchir. Il faut avancer. Il faut évoluer. On nous appelle, on nous sollicite, on nous réclame.

Trop d’informations tue l’information. L’IA est synthétique. Entraînée, alimentée, hors de contrôle, déjouant la méfiance et la confiance de ses utilisateurs, elle a su conquérir un grand nombre de personne à travers le monde. Désormais, on ne s’embête plus à penser, réfléchir, à lire et à écrire. L’IA s’en charge. Où est l’intelligence humaine? L’apprentissage, l’éducation, les connaissances, la documentation, l’intérêt, la curiosité, la réflexion, l’interrogation, l’introspection, l’écriture cursive, nos doutes… C’est un outil qui rassure les ignorants. L’ignorance est une faiblesse, une vulnérabilité. Quand on manque d’informations, dans l’inconnu, on a peur. Quand l’information est partielle, on doute, on s’inquiète, on est préoccupé.

Une intelligence naturelle collective n’a pas encore été crée. Des minorités se rejoignent mais la majorité l’emportant toujours, ils demeurent alors dans l’ombre, impuissants.

Il y a la vérité et la vérité intéressante. La vérité mise en avant et la vérité cachée à découvrir.

Ah ! Cela aucune machine, aucune technologie, pas même l’IA, aucun outil, aucun instrument, peut aider à y répondre. La vérité est une chose à chercher et à découvrir par soi-même. Ah désolé! Il va falloir se mettre à penser et à réfléchir cette fois ! Google non plus ne répondra pas.

La vérité se trouve au fond de soi, dans son âme, son cœur. La vérité est intuitive et instinctive. On la sent au fond de soi, elle est là, enfouie, refoulée, inconsciente, parfois consciente mais aveugle, ignorant, naïf, flemmard, orgueilleux, fier, trop gentil, stupide, on ne la voit pas. On ne peut pas la voir. La vérité requiert aussi volonté et courage. Sans quoi, elle reste dans l’ombre.

Il y a ce qu’on nous dit et ce qu’on nous fait entendre et croire et la vérité, ce qu’il en est en réalité. La connaissance de soi et des autres, la connaissance du monde qui nous entoure, du passé, du présent et de l’avenir, la compréhension des évènements, est importante.

On choisit toujours la facilité et le plaisir. La vérité est souvent dure, difficile, compliqué. On ne veut pas l’accepter, admettre que c’est vrai. Il y a une forme de déni, de rejet, de transfert. On cherche des excuses et des prétextes. On retarde, on remet à plus tard l’échéance. La vérité est pourtant là, évidente, sous les yeux, depuis le début.

On cherche tous des réponses. On cherche tous des informations, des renseignements. On peut aussi être dans l’attente, patient.

Il faut retrouver une forme d’humanité, naturelle et traditionnelle. Revenir à l’authenticité. Un oubli peut être réparé, comme une omission.

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Le Festival Vintage à Saint-Cyr

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« Tous les arbres résonnent
Et tous les nids chantent
Qui donc tient la baguette
Dans le vert orchestre de la forêt?

Est-ce là-bas le vanneau gris,
Qui sans cesse hoche la tête, l’air important?
Ou est-ce le pédant qui tout là-bas
Lance toujours en rythme son coucou?

Est-ce cette cigogne qui, la mine sérieuse ,
Et comme si elle dirigeait,
Craquette avec sa longue jambe
Pendant que tous jouent leur musique?

Non, c’est dans mon propre cœur
Qu’est le chef d’orchestre de la forêt ,
Et je le sens qui bat la mesure,
Et je crois bien qu’il s’appelle Amour. », Heinrich Heine

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