Que la violence cesse !

This entry is partie 53 de 59 in the series philosophie, psychologie, société

philosophie, psychologie, société

Réflexions autour de l’évolution des droits

Les incivilités au petit coin

Blocage et détresse

L’ascenseur émotionnel

Réflexions et évidences

Un peu de philosophie

Des pistes de réflexion

Les profils idéaux

Mode capillaire 80-90 jusqu’à maintenant

D’r Strubelpeter und d’r Schwàrz Peter

La flemme !

Le niveau intellectuel en France

L’emprise

Cherchons-nous toujours à avoir ce qu’on a pas?

Les animaux et les enfants

La retenue

La solitude, le vide, le manque, l’absence

L’enfance

Les mots font mal

Un soir à Bâle…

Le Yin et le Yang

La différence

Parler ou se taire?

La SNCF

L’information, ses intérêts, ses enjeux, ses conséquences

Les temps changent

La différence d’âge dans les relations amoureuses

Vieillir

Trouver la force en soi

Portrait d’un tyran

Le travail en France

Qu’est ce qui fait un grand homme ?

L’empathie

Expérience japonaise

La volonté d’y croire

La responsabilité des parents dans le devenir de leurs enfants

Réflexions personnelles autour de Scott Peck

Comprendre un individu

L’information (partie 2)

Discours, information et renseignement

Les retrouvailles

La contemplation

Quelques réponses au sondage

Les rêveries nostalgiques d’une génération passée

Déni, lâcheté et non-dits

Réflexions sur la société

Absence de réponses et négation

Dans la gare de Rouen, trône là un piano…

Le piano de la gare de Rouen

Nostalgie pour le vieux continent

À tout ceux qui vont avoir 30 ans prochainement

L’affection

Que la violence cesse !

Le Temps

Discrimination

Mais où est donc passé l’Amour?

Une affaire embarrassante

Les victimes

La réception d’une nouvelle

Hier, 15 octobre, j’ai été témoin de violences conjugales alors que je prenais le train.

Avant leur montée à bord, un homme déjà les suivait de près et s’apprêtait à réagir au cas où la violence verbale deviendrait physique aussi. Depuis le train, assise, je les voyais arriver et d’emblée, j’ai remarqué la pesanteur. Calme, je me suis mise à surveiller aussi.

A leur venue, le forcené s’exprimait de manière très agressive à sa femme qui était tétanisée de peur, recroquevillée sur son fauteuil.

Un homme s’avance et lance que ce n’est pas des façons de s’adresser à une femme.

Mon cœur bat fort, je tremble, je bouillonne de l’intérieur. Adrénaline ? Sentiment de révolte et volonté d’agir mêlés à la peur ? Je le regarde, il me défie du regard. Par les yeux, j’essaie de lui faire comprendre que c’est mal et que par conséquent, il doit arrêter.

Il poursuit en disant que l’on ne fait pas cela devant et je rétorque ni derrière. Par derrière et par devant, les deux sont condamnables. Il s’emporte et la bienséance me retient d’en faire autant.

Finalement, voilà, j’interviens en lui rappelant le respect mutuel qui doit régner entre hommes et femmes. Il me répond que les femmes sont toutes des *** et qu’elles ne respectent pas les hommes. J’insiste, les hommes et les femmes réciproquement.

Avec plus de fermeté, je continue en lui faisant remarquer qu’il lui fait peur là. Il s’arrête alors et se dirige dans le wagon d’à côté, sa femme disparaît aussi.

Moite, j’ai chaud. Quelle scène choquante, c’est révoltant et effrayant. Il fallait bien du courage pour cette prise de risque et si il s’en était pris à moi ? Ce n’est pas les témoins qui auraient manqué.

Les gendarmes sont là, je les aperçois vers le fond.

Cet homme qui m’a laissé la parole, est-ce ce qu’il est allé faire, prévenir la police ? Je me lève, m’approche et viens le remercier de son intervention.

L’homme à côté de moi se sentait trop petit et vulnérable pour intervenir, il n’a pas osé et s’est senti impuissant face à cette situation. Nous avons échangé quelques mots : vu mon histoire personnelle, je devais faire quelque chose, je ne pouvais pas laisser passer ça !

Pour conclure, il vaut mieux être acteur que spectateur. Qui n’a pas été témoin d’une scène et n’a pas porté secours à la victime, impuissante face à son agresseur ? Il faut agir et vite ! Un cruel manque d’amour se fait sentir à travers le monde. Chacun a le pouvoir de changer le cours du destin et de la vie alors courage !

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L’affection Le Temps

9 responses to “Que la violence cesse !”

  1. On ne sait jamais si un tel type est armé, alors attention ! Mais vous avez fait du bien.

    1. Dans ce genre de situation, il faut bien faire quelque chose…

    2. Qu’auriez-vous fais à ma place ?

      1. J’aurais appelé la police et ne pas affronter monsieur moi-même. D’accord qu’il faut toujours faire quelque chose.

      2. Le temps que la police arrive, vous seriez resté les bras croisés ?

      3. Je n’aurais pas quitté l’endroit, mais à moins qu’il frappe les autres, oui. On ne sait pas s’il est armé, s’il est sous l’emprise d’une drogue ou autrement. Je ne connais pas la loi en France, mais aux États-Unis si on affronte une telle personne, la loi ne va pas vous protéger. Plutôt le contraire. Alors il faudrait être certain soit que le risque est trop grave (car il est passé de mauvaise conduite verbale à quelque chose de plus sérieux) soit que l’on va gagner la rencontre (car plus grand, plus fort, etc).

      4. En France, il y a les lois de légitime défense et de non assistance à personne en danger. Exemple classique. Un accident de voiture, vous êtes responsable, le conducteur de l’autre voiture est blessé voire mort. Si vous prenez la fuite au lieu de lui porter secours et d’appeler les urgences, vous êtes condamnable. Peut être que si vous étiez intervenu, il ne serait pas mort de ses blessures.

      5. Comment regarder une violence verbale sans réagir ? Je n’ai pas pu. Si tout le monde faisait ça, ne pas réagir. C’est laisser l’agresseur gagner, être en position de force. C’est aussi un manque de courage. Bien sûr entrer dans son jeu et se montrer aussi agressif que lui et donc envenimer la situation peut être condamnable même si cela partait d’une bonne intention. Il faut se montrer plus intelligent que lui et faire preuve de sagesse. Il s’agit de le raisonner et de calmer les tensions et non de le provoquer et de l’énerver encore plus. Il faut trouver la bonne approche et la stratégie adéquate.

      6. En quelques minutes, il peut se passer bien des choses

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« Tous les arbres résonnent
Et tous les nids chantent
Qui donc tient la baguette
Dans le vert orchestre de la forêt?

Est-ce là-bas le vanneau gris,
Qui sans cesse hoche la tête, l’air important?
Ou est-ce le pédant qui tout là-bas
Lance toujours en rythme son coucou?

Est-ce cette cigogne qui, la mine sérieuse ,
Et comme si elle dirigeait,
Craquette avec sa longue jambe
Pendant que tous jouent leur musique?

Non, c’est dans mon propre cœur
Qu’est le chef d’orchestre de la forêt ,
Et je le sens qui bat la mesure,
Et je crois bien qu’il s’appelle Amour. », Heinrich Heine

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