This entry is partie 58 de 66 in the series philosophie, psychologie, société

philosophie, psychologie, société

Réflexions autour de l’évolution des droits

Les incivilités au petit coin

Blocage et détresse

L’ascenseur émotionnel

Réflexions et évidences

Un peu de philosophie

Des pistes de réflexion

Les profils idéaux

Mode capillaire 80-90 jusqu’à maintenant

D’r Strubelpeter und d’r Schwàrz Peter

La flemme !

Le niveau intellectuel en France

L’emprise

Cherchons-nous toujours à avoir ce qu’on a pas?

Les animaux et les enfants

La retenue

La solitude, le vide, le manque, l’absence

L’enfance

Les mots font mal

Un soir à Bâle…

Le Yin et le Yang

La différence

Parler ou se taire?

La SNCF

L’information, ses intérêts, ses enjeux, ses conséquences

Les temps changent

La différence d’âge dans les relations amoureuses

Vieillir

Trouver la force en soi

Portrait d’un tyran

Le travail en France

Qu’est ce qui fait un grand homme ?

L’empathie

Expérience japonaise

La volonté d’y croire

La responsabilité des parents dans le devenir de leurs enfants

Réflexions personnelles autour de Scott Peck

Comprendre un individu

L’information (partie 2)

Discours, information et renseignement

Les retrouvailles

La contemplation

Quelques réponses au sondage

Les rêveries nostalgiques d’une génération passée

Déni, lâcheté et non-dits

Réflexions sur la société

Absence de réponses et négation

Dans la gare de Rouen, trône là un piano…

Le piano de la gare de Rouen

Nostalgie pour le vieux continent

À tout ceux qui vont avoir 30 ans prochainement

L’affection

Que la violence cesse !

Le Temps

Discrimination

Mais où est donc passé l’Amour?

Une affaire embarrassante

Les victimes

La réception d’une nouvelle

Réflexions autour des leviers d’influence

Normalisation

La dénonciation

Des preuves sous les yeux

Le fléau national russe

Un peu de psychologie

Traduction de dialogues

« Apprends à accepter d’être la méchante de l’histoire de quelqu’un d’autre, même si ce n’est pas ce qu’il s’est passé. N’oublie jamais que les gens te transformeront en ce qu’ils ont besoin que tu sois, afin que leur récit interne puisse avoir un sens pour eux. » Anonyme

Définissons quelques vérités à généraliser : Les victimes sont toujours seules, la majorité l’emporte, la loi du plus fort domine, rares sont ceux qui croient la victime et qui encore plus, se rangent à ses côtés. La plupart des gens sont trop faibles et lâches pour prendre parti alors ils choisissent la facilité. Le coupable est toujours bien entouré et a souvent une longueur d’avance. La victime est toujours isolée et vulnérable aux proies aux attaques de son entourage et du public. Son récit est souvent violemment rejeté.

« Montre moi que tu possèdes, dis moi que tu sais », disait Shakespeare. La discrétion diminue les ennemis, éloigne les flatteurs et freine les jaloux. Le silence, c’est la paix. » Barbara Silva

Nombreuses sont les victimes qui choisissent de se taire préférant le silence aux jugements et critiques. Lorsqu’on ne croit pas une personne, on est prêt à tout, dans le déni et le manque de courage, pour lui nuire jusqu’à la faire passer pour folle tant son récit semble être un délire et un grand n’importe quoi, impossible et insensé. Cela paraît trop invraisemblable et incroyable pour être cru par qui que ce soit.

« Chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage. » Montaigne

Comment reconnaître une victime ? Observez autour de vous, si vous apercevez une personne introvertie, dans la retenue, silencieuse, discrète, avec un regard qui en dit long, le visage marqué mais un sourire poli, sensible, sage et gentille, méfiante aussi, un peu distante mais proche à la fois, touchante mais lucide, une intrigante dualité, c’est que peut-être cette personne cache en elle une blessure insoupçonnée, une histoire qu’elle n’ose pas partager de crainte des réactions et des conséquences.

« Quand quelqu’un s’éloigne de sa famille, ce n’est pas pour faire du mal. C’est souvent pour arrêter d’être blessé. » Anonyme

Une personne qui avait coutume d’être là et qui un jour disparaît et manque à tout le monde, pourquoi une telle décision? Cet individu s’est certainement exprimé en vain cherchant à se faire comprendre, essayant de dénoncer, de faire prendre conscience de choses qui le touchent personnellement, sans succès… Suite à des tentatives infructueuses pour ne plus souffrir, la distance est apparue comme la seule solution. Si les autres pensent à lui et souhaitent le revoir, ne faut-il pas qu’ils s’interrogent sur les raisons de son départ ? Ce n’est pas un manque d’amour et de sentiments, ce n’est pas voulu mais contraint et non sans tristesse. Le manque peut être réciproque. Prendre une telle décision est une longue réflexion.

Au lieu de comprendre, beaucoup reprocheront son départ et son absence. Tristes et en colère, ils se résigneront sans chercher à savoir ce qui l’a mené à cette décision. Quand une situation est trop dure à affronter et insoluble qui plus est, il est impossible de lutter et partir pour se reconstruire est la seule issue possible. Avant d’en arriver là, la victime subit des années, fragile, affaiblie, anéantie, épuisée, à bout de force sans que personne ne s’en rende compte.

« Les gens te reprocheront souvent la réaction qu’ils ont eux-mêmes provoquée. Ils te pousseront à bout, puis te feront passer pour le problème. Ne culpabilise pas d’avoir fini par craquer. » Anonyme

La peur empêche d’avancer et freine dans son élan. Des années sont nécessaires pour comprendre ce qu’il se passe, pour décrypter les évènements, pour analyser les propos et les comportements. Aveuglé par les sentiments que l’on porte à ceux qui nous font souffrir, on peine à s’affirmer et à se défendre, on leur cherche des excuses et des justifications. Peu importe qui est responsable, nul n’a le droit de nuire à un individu. Nul n’est en droit de porter atteinte à son prochain.

« Ne tolère pas le manque de respect par peur de perdre quelqu’un. » Anonyme

Au fond, c’est aussi l’inquiétude et la crainte qui nous préoccupent. Si je parle, que va t-il se passer? Si je lui dis, comment cette personne va t-elle réagir? Que va t-elle répondre? Quelles conséquences? La peur domine les victimes. Le coupable ainsi dénoncé cherchera t-il à se venger? Les coupables sont souvent plus puissants que les victimes voire même presqu’intouchables. Afin de se préserver de tout problème supplémentaire, les victimes décident de se taire et de faire profil bas, de se faire oublier de tous. Parfois aussi, les victimes ont honte de ce qu’il s’est passé et sont gênées d’en parler, elles n’osent pas par peur des réactions et des réponses qu’on leur donnera. Les victimes sont contraintes de rester dans l’ombre.

« Toute vérité passe par trois étapes, d’abord elle est ridiculisée, ensuite elle est violemment combattue et enfin elle est acceptée comme une évidence. » Arthur Schopenhauer.

La vérité est souvent dure à entendre et une nouvelle peut être difficile à appréhender. Il faut du temps pour se faire à l’idée, y réfléchir et comprendre. D’abord, il y a le choc, la colère, la tristesse, la consternation, la sidération, une nouvelle peut provoquer de vives émotions.

 » – Je suis trop sensible.

-Non… Tu es la preuve qu’on peut traverser l’enfer sans devenir le diable. » Valentin Auwercx

Un point essentiel : Les victimes ont besoin d’être crues. Une fois qu’elles le sont, elles peuvent enfin se sentir soulagées et avancer. C’est une première étape. Plus de gens se rallient à sa cause et plus elle se sentira en confiance et plus forte puisqu’enfin bien entourée, sortie de sa solitude et de son isolement. Une fois qu’elle aura le courage de le dire une fois, elle sera capable de le dire plusieurs fois à quiconque est prêt à l’entendre et la croire. C’est une libération.

Une autre difficulté vient à leur encontre : il y a des gens qui accusent à tord et les vraies victimes peuvent être mises dans le même panier. Comment faire la différence entre une supposée victime qui ment ayant un objectif précis en tête et une véritable victime qui cherche à faire entendre sa voix en vain? Et si, ces personnes que l’on croyait mentir disaient en fait la vérité mais qu’on les faisait passer pour des manipulatrices? L’information est souvent remaniée et transformée à l’avantage d’un individu qui orchestre un coup monté pour se débarrasser de la dite victime. Le coupable cherchera toujours à démentir les propos de la victime qui témoigne pour se décharger de toute responsabilité et être innocenté pour retrouver sa tranquillité quitte à faire accuser un individu hors de cause qui lui sert alors de bouc émissaire. Certains sont prêts à tout pour parvenir à leurs fins. Ces manigances sont monnaie courante. Cela peut aussi s’agir d’un moyen de brouiller les pistes.

Quoiqu’il en soit, les victimes demandent juste une présence honnête et bienveillante, bien intentionnée, sincère et prévenante. Elles ne méritent pas ce qu’il lui est arrivée et a juste besoin d’aide et de soutien pour s’en sortir. On a tendance à écarter le plus faible du troupeau le considérant comme un ralentissement dans la course de la vie mais il ne faut pas sous-estimer sa valeur.

« Le véritable échec n’est jamais d’avoir aimé mais de ne plus être capable de le faire. » John Joos

philosophie, psychologie, société

Une affaire embarrassante La réception d’une nouvelle

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« Tous les arbres résonnent
Et tous les nids chantent
Qui donc tient la baguette
Dans le vert orchestre de la forêt?

Est-ce là-bas le vanneau gris,
Qui sans cesse hoche la tête, l’air important?
Ou est-ce le pédant qui tout là-bas
Lance toujours en rythme son coucou?

Est-ce cette cigogne qui, la mine sérieuse ,
Et comme si elle dirigeait,
Craquette avec sa longue jambe
Pendant que tous jouent leur musique?

Non, c’est dans mon propre cœur
Qu’est le chef d’orchestre de la forêt ,
Et je le sens qui bat la mesure,
Et je crois bien qu’il s’appelle Amour. », Heinrich Heine

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