This entry is partie 23 de 66 in the series philosophie, psychologie, société

philosophie, psychologie, société

Réflexions autour de l’évolution des droits

Les incivilités au petit coin

Blocage et détresse

L’ascenseur émotionnel

Réflexions et évidences

Un peu de philosophie

Des pistes de réflexion

Les profils idéaux

Mode capillaire 80-90 jusqu’à maintenant

D’r Strubelpeter und d’r Schwàrz Peter

La flemme !

Le niveau intellectuel en France

L’emprise

Cherchons-nous toujours à avoir ce qu’on a pas?

Les animaux et les enfants

La retenue

La solitude, le vide, le manque, l’absence

L’enfance

Les mots font mal

Un soir à Bâle…

Le Yin et le Yang

La différence

Parler ou se taire?

La SNCF

L’information, ses intérêts, ses enjeux, ses conséquences

Les temps changent

La différence d’âge dans les relations amoureuses

Vieillir

Trouver la force en soi

Portrait d’un tyran

Le travail en France

Qu’est ce qui fait un grand homme ?

L’empathie

Expérience japonaise

La volonté d’y croire

La responsabilité des parents dans le devenir de leurs enfants

Réflexions personnelles autour de Scott Peck

Comprendre un individu

L’information (partie 2)

Discours, information et renseignement

Les retrouvailles

La contemplation

Quelques réponses au sondage

Les rêveries nostalgiques d’une génération passée

Déni, lâcheté et non-dits

Réflexions sur la société

Absence de réponses et négation

Dans la gare de Rouen, trône là un piano…

Le piano de la gare de Rouen

Nostalgie pour le vieux continent

À tout ceux qui vont avoir 30 ans prochainement

L’affection

Que la violence cesse !

Le Temps

Discrimination

Mais où est donc passé l’Amour?

Une affaire embarrassante

Les victimes

La réception d’une nouvelle

Réflexions autour des leviers d’influence

Normalisation

La dénonciation

Des preuves sous les yeux

Le fléau national russe

Un peu de psychologie

Traduction de dialogues

Parler demande de la conviction et du courage pour se lancer, qui sait les réactions et les réponses que l’on se coltinera. En connaissant bien son interlocuteur, cela peut être prévisible et il ne reste plus qu’à aviser en fonction des conséquences que l’on suppose.

Parler signifie que l’on s’ouvre à l’autre et qu’on lui fait part de ses sentiments et qu’on émet un avis, un opinion sur un sujet donné qu’il fasse débat ou non. En somme, il s’agit d’une prise de risque calculé.

En revanche, lorsqu’on connait mal ou pas du tout son interlocuteur, il sera difficile d’anticiper. Afin de limiter les vagues, il faudra bien choisir ses mots et réfléchir à la manière où on abordera le sujet en prenant des pincettes. On évitera de parler trop directement et trop franchement afin de ne pas heurter son interlocuteur. Si le sujet est sensible, il pourrait mal réagir et qui sait ce qu’il fera.

La clé est peut-être de se mettre à la place de l’autre et deviner ses pensées, sentiments, réactions… Visualiser la scène, se projeter.

Ce n’est pas toujours suffisant. Même en anticipant, la communication peut-être compliqué voire impossible. L’hostilité ambiante ne permet pas d’intervenir, les tensions sont trop importantes. Pour mener à bien une conversation, encore faut-il que l’interlocuteur soit réceptif et apte à entendre ce que l’on a à dire sans nous rejeter d’emblée. Il se peut que l’interlocuteur soit tellement remonté qu’il soit inconcevable de lui adresser la parole et qu’il vaille mieux se taire pour limiter les dégâts.

Se taire demande encore plus d’énergie et de courage, de la volonté aussi et la volonté peut constituer une force insoupçonnée. Plus on fait preuve de volonté, plus on est capable de résistance, conviction, et on peut devenir incorruptible, fidèle à soi-même, sans plier face à l’adversité. Plus on a de la volonté, plus on est courageux, plus on ose, plus on croit en soi, moins on doute parce qu’on se sait capable d’accomplir la décision que l’on a prise, le projet que l’on a entreprit, plus on croit en ses idées, croyances et convictions. La volonté permet beaucoup de chose. Au passage, la volonté peut aider à arrêter de fumer, à sortir d’une addiction et dans ces cas-là, il n’y a vraiment que la volonté qui fonctionne. Souvenez-vous en, la volonté, la volonté de fer. Elle permet aussi la détermination et la persévérance.

Se taire, ne rien dire, ne rien répondre, ne pas réagir, observer, regarder, écouter, entendre mais ne pas intervenir dans la prise de parole de l’autre. Être tenté et résister. Être sous pression, tendu, stressé mais résister. Peu importe ce que l’autre nous balance à la figure, rester de marbre même si à l’intérieur, c’est le chaos. Les mots peuvent parfois faire vraiment mal et blesser profondément, nous atteindre et nous laisser des marques durables.

Se taire, être fort. Une fois que l’autre s’en est allé, l’envie de se laisser aller, de craquer, de pleurer un bon coup à l’abri des regards se fait sentir mais le courage est aussi de s’en empêcher sans que cela signifie qu’on y est pas sensible. Encaisser, se montrer objectif et détaché, de tels propos ont été tenus et alors? D’autres encore surviendront plus tard et seront peut-être pires. Dans la vie, il y aura toujours quelque chose, quelqu’un pour nous faire du mal.

Il y a des métiers où se taire est une nécessité. Si on peut se taire sans rien laisser paraître pour ne pas éveiller les soupçons, c’est l’idéal. Peu importe les questions qui peuvent nous être posées, il faut trouver réponse à tout sans dire le point qu’on essaye d’obtenir de nous et que l’on doit protéger et préserver. Peu importe les interrogations de l’entourage, des gens, il faut tâcher de laisser couler sans intervenir, laisser les commérages aller bon train et les suivre, plus ou moins impassible. Pour faire diversion, pourquoi ne pas leur mettre quelque chose sous la dent? Ou bien, tout simplement s’éloigner et les laisser jaser de leur côté. Laisser les rumeurs gonfler, les légendes se créer sans jamais laisser la possibilité de découvrir la vérité. Protéger l’information en question est le plus important, le reste, on s’en moque. Moins nombreuses sont les personnes qui y ont accès, mieux c’est. Une personne qui en sait un minimum, si elle se voit questionner, elle ne saura répondre. Il faut savoir se montrer stratégique et malin, ingénieux aussi. Plus le mystère est profond et moins on ne saura quoi chercher. Plus le sujet est vaste, plus les recherches seront étendues et plus on sera perdu. Intelligence, sagesse, bon sens, observation, connaissance de la nature humaine, de sa psychologie, de sa philosophie, peuvent aider à réfléchir et anticiper dans cette partie de cache-cache et de chasse au trésor perpétuelles.

Tout ça pour dire que se taire n’est pas la seule solution lorsque la communication s’avère difficile, d’autres stratégies existent comme faire diversion, esquiver, s’éloigner, prendre ses distances.

Dans la vie, il faut s’adresser aux personnes qui ont plaisir à nous parler, en qui on peut avoir confiance bien que qui mérite vraiment notre confiance? On est jamais tout à fait à l’abri mais au moins temporairement, entreprendre le dialogue et échanger tout en restant sur ses gardes.

Selon les personnes et les situations, on peut décider de l’un ou de l’autre, le plus judicieux sur le moment.

Se contenir, tout garder en soi demande des efforts mais peut-être est-ce aussi une question d’habitude et de coup de main à prendre. A l’inverse, parler trop peut parfois porter préjudice. Dans un moment de faiblesse, il arrive qu’on se mette à parler mais bien souvent, on finit par le regretter. Les autres ne sont pas si innocents qu’ils le paraissent. Il faut toujours se méfier d’autrui. Chaque propos que l’on tient pourrait un jour se retourner contre nous tout comme nos actions. La vengeance est un plat qui se mange froid, certains peuvent mettre des années avant de réagir et de révéler ce qu’ils ont sur le cœur. Alors contre toute attente, on découvre soudain qu’ils nous tenaient rancœur et nous en voulaient depuis toutes ces années. Fâchés, blessés, ils s’éloignent alors au risque de les perdre si ce n’est pas déjà fait, au fond.

Il faut savoir mesurer ses paroles et avoir conscience de leur portée. Tout dire au moment où on le pense et le ressent permet de vider son sac et de se soulager d’un poids, on pourrait croire que c’est la chose à faire, que c’est honnête, qu’on fait preuve de sincérité envers l’autre mais on ne peut pas tout dire comme cela nous chante. L’autre a une sensibilité, un cœur, lui aussi des pensées et des sentiments, une opinion, des choses à exprimer et il faut le prendre en compte dans son intervention spontanée. Cela s’appelle le respect, la considération, l’éducation aussi.

Dans les rapports humains, l’empathie et la compassion sont essentielles. Ne fais pas aux autres ce qu’on aurait pas envie qu’on te fasse et fais aux autres ce qu’on aurait envie qu’on te fasse. Il faut toujours garder ceci à l’esprit.

Parles si ce que tu as à dire est intéressant, pertinent, si cela apporte quelque chose. Dans le cas contraire, tais-toi et dans le cas où tu sais qu’on te tombera dessus, abstiens-toi. Se taire est aussi un moyen de se protéger et de s’éviter une peine, une tristesse, une souffrance, un stress. Se taire limite l’écoute de propos blessants et insultants selon l’humeur des uns et des autres.

Même si on ne partage pas verbalement et directement quelque chose avec une ou plusieurs personnes avec qui on aurait aimé le partager, on peut toujours l’exprimer autrement. Par exemple, en l’écrivant juste pour soi ou le publier à travers un magazine, un livre, un ouvrage… Les écrivains expriment leurs idées et leurs sentiments. Certains deviennent célèbres, leur talent reconnu de tous sans qu’ils aient eu besoin d’ouvrir la bouche. Leurs écrits peuvent être tellement appréciés qu’ils reçoivent un prix Nobel ou encore, leur succès perdure bien après leur mort. Certains peuvent choisir un pseudonyme et donc s’exprimer de manière anonyme. Ainsi, ils se sentent protégés.

philosophie, psychologie, société

La différence La SNCF

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« Tous les arbres résonnent
Et tous les nids chantent
Qui donc tient la baguette
Dans le vert orchestre de la forêt?

Est-ce là-bas le vanneau gris,
Qui sans cesse hoche la tête, l’air important?
Ou est-ce le pédant qui tout là-bas
Lance toujours en rythme son coucou?

Est-ce cette cigogne qui, la mine sérieuse ,
Et comme si elle dirigeait,
Craquette avec sa longue jambe
Pendant que tous jouent leur musique?

Non, c’est dans mon propre cœur
Qu’est le chef d’orchestre de la forêt ,
Et je le sens qui bat la mesure,
Et je crois bien qu’il s’appelle Amour. », Heinrich Heine

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