géopolitique
La décision du bilinguisme français-anglais

Dans la Nouvelle Critique, numéro en date du 1er septembre 1954, on se pose la question du choix de la langue. Les allemands s’opposent « avec obstination à l’adoption de l’anglais comme langue internationale, sous prétexte que ce n’était qu’un dialecte « bas-allemand ». »
René Baltus pense qu’il est maladroit de » laisser le nationalisme allemand percer le bout de l’oreille…Ils ont fait du tord à la politique européenne de leur chancelier… ». Les italiens étaient septiques aussi. « Ce n’est qu’en mai 1954 qu’on parvint à faire voter à l’unanimité une recommandation (…) dans laquelle il est bien question d’une seconde langue obligatoire dès l’école primaire, sans qu’on indique laquelle. » Pour eux, il s’agit « d’un compromis rendu nécessaire par la volonté d’indépendance national des pays européens et par la peur qu’ils ont du peuple. »
« C’est du bout des lèvres qu’ils acceptent le français et ce qu’ils auraient souhaité, c’est l’étude généralisée et exclusive de l’anglais. »
M Bressand dans une lettre adressée au Commissioner of Education de Washington : » Une telle décision, en France comme dans tous les autres pays européens, se heurterait à la plus large hostilité, l’expansion de l’anglais étant souvent considérée comme une forme de domination étrangère qui met en danger l’indépendance nationale. »
M Bressand conclut que « les considération amèneront peut-être 160 million d’américains à pratiquer couramment notre langue (…) » et ajoute « qu’à quatorze ans, tout jeune Français parlera couramment anglais, et nos auteurs classiques et modernes seront familiers à l’écolier américain. »
Source : RetroNews, https://www.retronews.fr/journal/la-nouvelle-critique/01-septembre-1954/42/5ab80f45-76f4-43ee-ab0a-e3d617914eb8?search_text=conseil+de+l%27europe+strasbourg

Un passage intéressant d’une Revue des cours littéraires de la France et de l’étrangers, numéro du 27 novembre 1869, https://www.retronews.fr/journal/revue-des-cours-litteraires-de-la-france-et-de-letranger/27-novembre-1869/3/5f21e408-65c8-446c-a9bf-39b83bd718d5?search_text=la+langue+fran%C3%A7aise+selon+marivaux, décrit la langue française comme suit :
« Malgré le sentimentalisme maladif de quelques écrivains français de la première partie du XIXe siècle, il n’y a pas de langue plus rebelle au pathos. Heureux mélange de grâce attique et de sel gaulois, la langue française unit l’élégance à la précision. Elle peut parfois, avec Marivaux, se plier à quelques gracieux badinages; mais elle préfère nommer, avec Boileau, un chat un chat. Aussi l’essor pseudo-poétique de la brumeuse pensée allemande, l’hyperbole italienne ou l’emphase espagnole, traduits en français, apparaissent-ils réduits à leurs justes proportions, et montrent-ils exactement ce qu’ils sont en réalité : des vapeurs et du clinquant que le grand jour dissipe ou fait pâlir :
Telle langue, tel peuple ! Tel peuple, telle comédie ! «
Qui aurait pu croire que deux ans après, suite à la guerre franco-prusse lancée par Napoléon, l’Alsace-Lorraine serait perdue et l’identité nationale et la question de la langue remises en question ? « En 1870, Napoléon III déclara imprudemment la guerre à la Prusse pour un motif futil. »
« Le traité de Francfort (10 mai 1871) arracha à la France l’Alsace et une partie de la Lorraine que les allemands revendiquaient comme terres germaniques, mais qui n’ont cessé de prouver, malgré dix-sept ans d’occupation prussienne, qu’elles étaient bien terres françaises. »
Ce feuilleton, qui est aussi un livre, retrace très bien le récit de ces alsaciens forcés à devenir allemands et de pratiquer une langue qui n’est pas leur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Alsaciens_ou_les_Deux_Mathilde
Plus qu’un débat politique et linguistique, derrière le choix de la ou les langues officielles, on retrouve la question de l’identité nationale et du sentiment d’appartenance à une langue, à un peuple, une culture. La revendication de son histoire, de son œuvre, de ses qualités, de ses valeurs, chacun veut montrer ce qu’il vaut et espère au fond être choisi par l’assemblée présente. Les guerres et les conflits ainsi que les invasions et les occupations au cours de notre Histoire commune ont contribué à renforcer le patriotisme propre à chaque pays qui se défend et se préserve de l’adversité. On peut même parler de sentiment naturel et inné. La nationalité, son origine, se protège comme un trésor que nul ne peut corrompre ou dérober.
Inciter ses voisins et alliés à parler sa langue et la diffuser peut s’avérer être un moyen d’assoir la paix d’une nation, d’un territoire. Au lieu de faire la guerre, pourquoi ne pas découvrir la langue et la culture de l’autre, son histoire? A la place de la compétition et des rivalités, pourquoi ne pas partager et échanger ? On peut apprendre beaucoup de l’autre que l’on croyait ennemi et se prendre d’affection pour lui, une amitié peut naître entre deux peuples.
A travers l’apprentissage de l’anglais et du français à l’école, un intérêt pour les uns et les autres peut se développer. De plus, afin d’avoir une bonne communication, il est important de connaître une multitude de langues afin d’optimiser le nombre d’interlocuteurs, en somme de pouvoir parler à toute personne qui se présentera dans la vie. La langue est un point clé du dialogue.

Les droits de l’Homme

Pour rappel : https://www.conseil-constitutionnel.fr/le-bloc-de-constitutionnalite/declaration-des-droits-de-l-homme-et-du-citoyen-de-1789
La mission du Conseil de l’Europe est de « promouvoir la démocratie, les droits humains et l’État de droit dans toute l’Europe et au-delà » : https://www.coe.int/fr/web/portal/the-council-of-europe-at-a-glance
Citons leurs actions : « Fixer des normes, contrôler le respect des règles et collaborer avec les États pour :
Relever les défis futurs, tels que l’intelligence artificielle, la bioéthique et l’environnement.
Lutter contre la violence à l’égard des femmes, les abus sexuels sur les enfants, la corruption, la cybercriminalité, la discrimination, le racisme, la traite des êtres humains, le blanchiment d’argent, le trafic d’organes, le terrorisme et la torture
Protéger la liberté d’expression, la liberté des médias, les élections libres, la vie privée, les données personnelles, les droits sociaux, les minorités nationales et les langues minoritaires
Promouvoir la citoyenneté démocratique, l’éducation aux droits humains, la participation des jeunes, l’intégrité dans le sport, la culture et le patrimoine culturel et naturel de l’Europe
Soutenir la société civile »


Strasbourg, capitale européenne, siège des institutions, représentations, délégations et ambassades étrangères, siège du Parlement Européen, à moins de deux heures de route de Paris et à quelques heures de trajets de la capitale de la paix, Genève, siège de l’ONU, c’est une ville gardienne de la souveraineté nationale et de ses droits fondamentaux.
Fait amusant : Strasbourg se trouve à deux pas de la ville de Kehl par où Marie-Antoinette passa en chemin et où elle fit escale afin de vivre la cérémonie de remise de l’épouse au cours de laquelle elle dut se dépouiller de toutes ses possessions autrichiennes, tenue vestimentaire, dames de compagnie, chien… Kehl est accessible simplement en traversant le pont qui se trouve au Jardin entre Deux Rives. http://laplumeartiste.com/2025/08/01/un-pont-entre-deux-rives/


L’Ukraine est considérée comme une priorité absolue : « Soutenir l’Ukraine face à l’agression de la Russie et contribuer à établir la responsabilité et à obtenir justice »
En ces périodes de trouble, les alliés sont d’autant plus précieux et il faut promouvoir l’amitié et soutenir la paix et l’harmonie entre les peuples.
Il faut toujours se souvenir des bases sur lesquelles reposent les fondements et toujours se rappeler des origines d’une histoire et d’un récit. On dit quelques fois que rien n’arrive par hasard alors il faut parfois se plonger dans le passé pour comprendre les faits présents et les intentions à venir, les raisons sont peut-être enfouies et des mystères sont à dépoussiérer. Toute puissance et toute force prend sa source quelque part. Il faut déceler le pourquoi du comment.
Rien ni personne n’est forcément invincible. Une faille, une faiblesse existe et la trouver peut aider à connaître la marche à suivre. Il n’y a qu’à voir les méchants dans la fiction, leur démesure et leur égo les font courir à leur perte. Leur narcissisme n’arrange en rien leur cas déjà critiquable. A la fin, le mal est toujours vaincu peu importe le temps que cela peut prendre.
Comprendre la nature humaine peut être utile en démocratie et en relations internationales et dans toute autre situation aussi qu’elle soit professionnelle ou non.
Tout comme ce sont les CV plutôt que les personnes qui sont examinés et des ventres qui font l’objet de mariages arrangés et non des femmes, il faut apprendre à voir l’homme qui se cache derrière le personnage de pouvoir. Dans tous les cas de la vie, il est préférable de voir l’humain en premier, le reste suivra si cette personne en valait la peine et si l’échange, la collaboration, l’engagement, la relation s’est bien déroulée selon les attentes et les espérances voulues.



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