géopolitique
Abolition du servage dans l’empire tsatiste
23 million de paysans sont libérés du statut de serf et ainsi affranchis, leurs terres leur sont vendus. Il s’agit d’une réforme agraire de grande importance intervenu au début du règne d’Alexandre II en 1861. Les serfs liés à des terres étatiques ont dû attendre 1866 pour bénéficier de cette réforme révolutionnaire. https://fr.wikipedia.org/wiki/Abolition_du_servage_de_1861
Le grand-père paternel de Poutine, Spiridon Poutine dont il est si fier est le premier de la lignée à naître après cette abolition. Sa grand-mère paternelle était Olga Putina née en 1886 et morte en 1976.
Il fut cuisinier des Romanov puis de Lénine et de Staline. Un doute persiste, était-il aussi un agent des services secrets russes?
L’Union Soviétique
Originaire d’une famille pauvre, Poutine est secrètement baptisé par sa mère ce qui était risqué vu l’athéisme ambiant.
Poutine naît en Union Soviétique ou URSS en pleine Guerre Froide le 7 octobre 1952 à Léningrad devenue Saint Pétersbourg.
L’URSS, l’Union des Républiques Socialistes Soviétique, un ancien état fédéral transcontinental à régime communiste sous la direction du Parti communiste de l’Union soviétique. Crée le 30 septembre 1922 par le traité relatif à la formation de l’union des républiques socialistes soviétiques, elle est dissoute le 26 décembre 1991.
La formation de l’URSS fut l’une des conséquences de la révolution russe de 1917. La révolution de février mis un terme au règne du tsar Nicolas II, dernier tsar de la Russie impériale. Cette dernière instaura la république renversée le 7 novembre 1917 par les bolcheviks lors de la révolution d’octobre. L’URSS marque les arrivées de Vladimir Lénine et de Joseph Staline au pouvoir, l’un avec sa doctrine fédéraliste, transformer la Russie unitaire en une union de républiques formées selon le principe des territoires ethniques, et l’autre avec sa volonté de créer une seule république socialiste fédérative soviétique de Russie. Deux projets opposés et radicalement différents.
Parmi les polices politiques du Parti communiste de l’Union soviétique (PCUS), on retrouve le NKVD et le KGB. https://fr.wikipedia.org/wiki/Union_des_r%C3%A9publiques_socialistes_sovi%C3%A9tiques
La Guerre Froide est une période de fortes tensions géopolitiques faisant intervenir comme protagonistes, les Etats Unions et leurs alliés constituant le Bloc de l’Ouest et l’URSS et ses états satellites formant le Bloc de l’Est. Dès la fin de la Seconde Guerre Mondiale dans les années 1945 à 1947, elle s’installe et dure jusqu’à la chute des régimes communistes en Europe en 1989 suivie de la dislocation de l’URSS en décembre 1991.
Le terme Guerre Froide, Cold War, provient de l’écrivain britannique George Orwell qu’il lance en 1945 et dont l’utilisation a été perpétuée depuis lors. https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_froide
Père de Poutine
Il s’agit de Vladimir Spiridonovitch Poutine né en 1911 et mort en 1999. Il fut un soldat dans l’Armée Rouge dès 1941 et est gravement blessé à la jambe gauche lors d’un combat contre la Wehrmacht. Il faisait partie des divisions positionnées autour de Léningrad, le long de la Nera.
Que s’est-il passé? L’opération Barbarossa, nom de code de l’invasion par le IIIe Reich de l’URSS pendant la Seconde Guerre Mondiale. L’opération est lancée le 22 juin 1941 ouvrant alors le front de l’est, le plus grand théâtre d’opération de la Seconde Guerre Mondiale, la plus grande invasion militaire en matière d’effectifs engagés et de pertes, un tournant dans la guerre qui se propagera dans le monde entier. https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Barbarossa
Le mur de Berlin
Le mur de Berlin, Berliner Mauer, qualifié de mur de la honte par les Allemands de l’Ouest et mur de protection antifasciste, Antifaschistischer Schutzwall par le gouvernement est allemand, est érigé dans la nuit du 12 au 13 août 1961 jusqu’en septembre par la République Démocratique Allemande (RDA), dans un premier temps constitué d’un rideau de fils de fer barbelé puis est renforcé en devenant un mur en béton et en briques, selon les emplacements à partir d’octobre 1961.
Il avait pour but de mettre fin à l’exode croissant vers la république fédérale allemande (RFA).
La légalité internationale n’est pas violée puisque le tracé respecte les limites territoriales fixées : le tracé des zones de Berlin définis par les Alliés et les Soviétiques à partir de juillet 1945 et n’empiète pas sur l’étendue de la trizone américaine, britannique et française de Berlin. https://fr.wikipedia.org/wiki/Mur_de_Berlin
Quant à la Stasi, il s’agit de l’ancienne police secrète de la république démocratique allemande (RDA) qui a fiché 6 million de personnes. « Depuis le 2 janvier 1992, les Allemands de l’Est qui avaient été espionnés par le régime communiste ont désormais la possibilité de consulter leur dossier. » https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000006338/la-stasi.html#:~:text=La%20Stasi%2C%20l’ancienne%20police,possibilit%C3%A9%20de%20consulter%20leur%20dossier.
La mère de Poutine et ses frères
Sa mère s’appelle Maria Ivanova Poutina née en 1911 et décédée en 1998. Ses frères étaient au nombre de deux : un premier du nom d’Albert né dans les années 30 et mort dans la même décennie, en très bas âge juste après le mariage de ses parents et un second, Oleg ou Viktor né en 1940 et mort en 1942 de sous-alimentation et de diphtérie pendant le siège de Léningrad.
De façon inconsciente, seul survivant de la fratrie, Vladimir Poutine porte le deuil de ses frères.
Son père, Vladimir Spiridonovitch et son grand-père, Spiridon ou Spyridon Ivanovitch né en 1879 et mort en 1965, il porte le prénom de Vladimir comme son père et son père a un élément du prénom de son grand-père. Hasard, coïncidence, volonté, souhait?
Vladimir Poutine dit d’ailleurs d’eux : « Mon grand-père ne parlait pas du passé. Mon père non plus. A cette époque-là, les gens n’en parlaient pas.«
Son nom complet est Vladimir Vladimirovitch. Poutin vient de Putin qui a pour étymologie pout, chemin, route.
Sa mère fut bloquée par le Siège de Leningrad y perdant ainsi un fils. La maison familiale est détruite et ils s’installent alors dans un appartement communautaire. Son mari devient ouvrier dans une usine puis secrétaire de sa cellule du parti.
Précisions sur la deuxième ville russe
A l’origine Saint Pétersbourg, elle est rebaptisée Petrograd de 1914 à 1924 puis Leningrad de 1924 à 1991 avant de revenir à son appellation de départ suite à un référendum. Surnommée la capitale du nord, elle est située dans le Nord-Ouest du pays sur le delta de la Neva, au fond du Golf de Finlande, un espace maritime de la Mer Baltique. Elle fut la capitale de la Russie de 1712 à 1917. https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-P%C3%A9tersbourg
C’est là, à Leningrad, peu avant la mort de Staline, que Poutine a vu le jour et c’est là aussi qu’il est allé à l’Université où il étudié le droit dont il obtient le diplôme en 1975. Son mémoire s’intitulait « Le principe du commerce de la nation la plus favorisée en droit international« .
Le KGB
Son père fut un temps agent du NKVD, chargé de combattre le crime et de maintenir l’ordre publique, et pendant la Seconde Guerre Mondiale, il fit partie d’un commando infiltré derrière les lignes de l’armée allemande en Estonie avec pour mission de saboter les installations.
Deux NKVD sont à distinguer :
« Créé le 8 novembre 1917 par le 2e Congrès panrusse des Soviets, le NKVD de la république socialiste fédérative soviétique de Russie (RSFSR) avait pour buts :
la gestion municipale.
l’organisation et le contrôle de l’activité des Soviets locaux ;
le contrôle de la réalisation des ordonnances et décrets du pouvoir central ;
la défense de « l’ordre révolutionnaire » et la sécurité des citoyens ;
la gestion générale de la « milice ouvrière » (créée le 10 novembre 1917 par le NKVD), du personnel pénitentiaire et des sapeurs-pompiers ; (…)
Trois ans et demi après la dissolution des NKVD des républiques et la subordination de ce qu’il en restait à l’OGPU, le 10 juillet 1934, l’organe central de l’administration d’État de l’Union soviétique, le NKVD de l’URSS fut créé sur la base de l’OGPU, rebaptisée en direction principale de la Sécurité d’État ou Glavnoïe oupravlenie gossoudarstvennoï bézopasnosti (GUGB, en russe : Главное управление государственной безопасности, ГУГБ) et les restes des organes du NKVD de la RSFSR furent intégrés dans cette nouvelle structure.
Il alors est dirigé par Guenrikh Iagoda (exécuté en 1938), puis remplacé en septembre 1936 par Nikola Iejov (exécutant principal des grandes purges de 1936 à 1938 et exécuté lui-même en 1940), puis Lavrenti Beria en août 1938 (exécuté en décembre 1953).
Le 19 mars 1946, il fut transformé en ministère des Affaires intérieures de l’URSS (MVD). Enfin, il assurait les activités d’espionnage et de contre espionnage.
Le NKVD de l’URSS cumulait des pouvoirs de police et d’instruction judiciaire. Il comprenait également une section appelée O.S.S.O. qui avait le droit d’ordonner, par simple mesure administrative, en dehors de toute disposition prévue par un tribunal, l’arrestation puis la déportation dans les camps de travail et de concentration gérés par le Goulag à partir de 1930. » https://fr.wikipedia.org/wiki/NKVD#:~:text=Le%20NKVD%20(en%20russe%20%3A%20%D0%9D%D0%9A%D0%92%D0%94,et%20ensuite%20dans%20l’URSS
Ses débuts au KGB
Vladimir Poutine est alors marqué tout jeune par les histoires romanesques d’espions. L’histoire familiale est liée aux services de sécurité.
Il apprend l’allemand comme son père. Finalement, adolescent, il est présenté au KGB et on lui conseille de faire des études de droit. Dans le même temps, il s’adonne à sa passion pour le Judo puis il est admis à l’école du KGB et obtient son diplôme en 1975.
Le KGB travaille en collaboration avec la Stasi. Dresde est une plaque tournante de la contrebande et par le marché noir technologique. Poutine est alors chargé de l’espionnage industriel et a pour instruction de recruter des agents, des nouvelles sources.
Pourtant, il s’est fait difficilement accepté par le KGB mais y est finalement parvenu. C’était à l’école, un élève médiocre, moyen et bagarreur. D’abord, il était chargé en particulier de la lutte de la police politique contre les dissidents et autres éléments antisoviétiques, c’est à dire le contre-espionnage. En mission opérationnelle en RDA, il recrute donc des espions pour le compte des services secrets russes.
Il est rappelé dans le contexte de la réunification allemande en 1990. Le recrutement d’agent de RDA dont la couverture avait été cassée constituait un risque pour le KGB. Le démantèlement des installations du KGB en RDA marque son retour au service opérationnel de la direction locale du KGB.
Il se lance ensuite dans la politique et les relations internationales pour devenir Président depuis 1999 à la mort de son père.
L’affaire Farewell
« L’affaire Farewell est une affaire d’espionnage durant laquelle Vladimir Vetrov, un agent du KGB, transmet durant les années 1980 des milliers de documents internes secrets du KGB à la direction de la Surveillance du territoire (DST). Il s’agit de l’une des plus grandes affaires d’espionnage de la guerre froide et du XXe siècle. »
Les noms de 250 agents soviétiques sont ainsi révélés aux services occidentaux.
« En 1959, l’ingénieur Vladimir Vetrov postule librement au KGB et y est admis. Au sein de l’Académie Dzerjinski, il apprend l’anglais ainsi que le français. En 1965, il est envoyé à l’ambassade de l’URSS à Paris, où il recrute des Français en vue d’amplifier l’espionnage scientifique et industriel soviétique dans le pays. Il est repéré par la DST. Il se lie d’amitié avec Jacques Prévost, un honorable correspondant de la DST et cadre chez Thomson-CSF. »
« La mission de Vetrov au Canada en 1974 se passe mal et il est rapatrié à Moscou au bout de neuf mois à peine, en mars 1975, ce qui semble mettre sa carrière dans une impasse. Vetrov est nommé assistant au chef du 4e département (information et analyse) de la direction T (espionnage scientifique et technique) au nouveau quartier général de la première direction générale du KGB inauguré en 1972 à Iassenevo, en périphérie de Moscou. Il a accès aux informations sur l’ensemble des sources que sont les informateurs occidentaux. » https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Farewell
Est-ce qui a mis en péril la mission de Poutine en RDA?
Vera Poutina
Née le 6 septembre 1926 et morte en mai 2023 à Tbilissi en Géorgie. Âgée de 96 ans, elle est enterrée à Metekhi le 30 mai.
De 1999 à sa mort, elle déclare que Vladimir Poutine dit Vora est son fils perdu. Elle prétend l’avoir envoyé en 1960 chez ses grands-parents en Russie. Elle vit au village de Metekhi à 18 km de Gorie en Géorgie. Selon elle, le père de Poutine est un mécanicien russe, Platon Privalov.
Un Vladimir Poutine a été inscrit à l’école Metekhi entre 1959 et 1960. Epouse d’un soldat géorgien dont elle est d’origine, il fait pression sur elle pour qu’elle abandonne son fils. Elle pense que son fils a été adopté par les parents basés à Saint Pétersbourg mentionnés dans la biographie officielle.
A ce moment-là, ses parents avaient la quarantaine. On observe alors un écart de 15 ans avec leurs premiers enfants.
Poutine serait de nationalité géorgienne.
Poutina déclare que les russes et les géorgiens ont fait pression sur elle pour qu’elle garde le silence. l’institutrice dit qu’elle a également été menacée.
D’ailleurs, Artyom Borovik est étrangement décédé dans un accident d’avion alors qu’il préparait un documentaire sur l’enfance de Poutine en incluant un reportage sur Vera Poutina. Cette dernière était prête à faire un test ADN.
Antonio Russo, un journaliste italien, avait aussi un intérêt pour elle avant son assassinat. https://fr.wikipedia.org/wiki/Vera_Poutina
Les dix premières années de la vie de Poutine sont méconnues et rares sont les détails.
Poutine a t-il un complexe d’infériorité numérique dû à la mort de ses frères? Ressent-il une certaine solitude?
https://www.rfgenealogie.com/infos/que-sait-on-de-la-genealogie-de-vladimir-poutine


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