géopolitique
Les SA pour le national-socialisme en Autriche
« La saloperie, c’est la race. » Georg von Schönerer
« Le rôle que les SA jouèrent pour le national-socialisme, (…) faisant régner la terreur sous le couvert de l’immunité académique, militairement organisés pour se rassembler à l’appel et au sifflet et intervenir dans toute manifestation politique. »
« Regroupés dans des corporations étudiantes qu’on appelait Burschenschaften, le visage balafré, ivres et brutaux, ils régnaient en maître sur le territoire universitaire (…) »
« Le sang coulait à chaque Bummel, parade étudiante qui avait lieu certains samedis. » Stefan Zweig, Le monde d’hier.
Georg von Schönerer est l’un des principaux représentants du mouvement völkisch, de l’anticléricalisme et de l’antisémitisme dont la politique était un modèle pour le jeune Hitler.
Le mouvement völkisch est un courant intellectuel et politique qui a pour objet de donner à l’ensemble des allemands une religion païenne, le paganisme germanique.
Le national-socialisme autrichien est un ancien mouvement pangermaniste né au début du XXe siècle et qui se concrétise le 15 novembre 1903 avec la création du Deutsche Arbeiterpartei in Österreich (DAP), parti allemand des travailleurs en Autriche. le Deutsche Nationalsozialistische Arbeiterpartei (DNSAP), Parti allemand national-socialiste du travail lui succède mais interdit par le chancelier Engelbert Dollfuss en 1933 ce qui le contraindra à poursuivre ses activités clandestinement. Il jouera aussi un rôle important dans l’Anschluss de 1938. Il deviendra ensuite le Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, le Parti national-socialiste des travailleurs allemands, le nazisme.
Le SA est l’abréviation de Sturmabteilung, section d’assaut. Sturm signifie tempête ou assaut et abteilung, détachement, section. Il s’agit d’une organisation paramilitaire. Cette section facilite l’accession au pouvoir d’Adolf Hitler en 1933, la SS lui succède et la SA perdra son utilité une fois l’objectif atteint, c’est-à-dire à partir de 1934 suite à la Nuit des Longs Couteaux au cours de laquelle ses principaux dirigeants sont éliminés.
Les SS pour le Reich
« La peur que le père d’Adolf soit partiellement juif pouvait entrer pour une bonne part dans son désir de ne pas avoir d’enfants. »
« Un médecin nommé Schuh, qui connaissait Hitler depuis 1917, devait déclarer qu’il « souffrit toute sa vie de pénibles doutes : avait-il ou non du sang juif ? Et il le disait souvent » […] Ceci pourrait expliquer pourquoi Adolf Hitler dit à William Patrick : « Ces gens-là ne doivent pas savoir d’où je viens ni de quelle famille. ». »
https://fr.wikiquote.org/wiki/Adolf_Hitler#La_famille_et_les_femmes
Abréviation de Schutzstaffel, escadron de protection, c’est une section dévouée à Hitler et dirigée par Heinrich Himmler. Fondée en avril 1925, à la base protection rapprochée du Führer, elle a pris de l’ampleur au fil des années jusqu’à devenir un Etat dans l’Etat.
« Progressivement, ses domaines d’activité se multiplient. Elle a une fonction politique, notamment au travers de l’Allgemeine SS, répressive avec le RSHA et le contrôle des camps de concentration, idéologique et raciale au travers du Lebensborn et de l’Ahnenerbe, militaire après la création en 1934 de la SS-VT (connue sous le nom de Waffen-SS à compter de 1940), et devient également un empire économique. Elle est aussi le principal organisateur et exécutant de l’extermination des Juifs d’Europe, que cela soit lors des opérations mobiles de tuerie perpétrées en Pologne et en Union soviétique par les Einsatzgruppen, ainsi que par la mise en place des centres d’extermination. »
Le procès de Nuremberg la déclare organisation criminelle.
L’Anschluss
En mars 1938, l’Autriche est annexée par l’Allemagne nazie. « l’Allemagne nazie a soutenu le parti nazi autrichien dans sa tentative de conquérir le pouvoir et de doter l’Autriche d’un gouvernement nazi. Totalement attaché à l’indépendance de son pays, mais soumis à des pressions grandissantes, le chancelier autrichien Kurt Schuschnigg tente d’organiser un référendum pour demander à la population autrichienne si elle souhaite rester indépendante ou être incorporée à l’Allemagne. »
Ce plébiscite est annulée et la démission du chancelier est ordonnée le 11 mars et le 12 soit le lendemain, les troupes de la Wehrmacht pénètre sur le territoire et s’en empare sans résistance.
L’ICE de Trump
Il s’agit de la police de l’immigration, Immigration and Customs Enforcement (ICE), une police anti-immigration. C’est une agence fédérale relevant du département de la sécurité intérieure des Etats-Unis (United States Department of Homeland Security). Elle a pour principale mission de lutter contre la criminalité transnationale et l’immigration irrégulière.
L’ICE est devenue la police de Trump.
« Ce que montre l’ICE c’est que c’est une police fédérale de plus en plus militarisée, protégée politiquement, et déployée bien au-delà de la frontière, au cœur des villes, avec une logique d’intervention et d’impunité assumée. Comment une police censée faire appliquer le droit devient-elle un outil politique, capable d’agir partout, vite, fort, et sans rendre de comptes ? Et jusqu’où cette normalisation de la force, d’abord contre les migrants, puis contre ceux qui se trouvent sur leur route, est-elle en train de redéfinir ce qu’est la police américaine et ce que sont les États-Unis ? »
« Aujourd’hui, et notamment grâce à la “One Big Beautiful Bill” promulguée début juillet 2025 par Donald Trump, la police, l’ICE ou la Border Patrol, bénéficient “de moyens financiers démesurés” et “de moyens matériels et logistiques” très importants. De plus, grâce à une autre loi votée en mars 2025, il est désormais possible de “poursuivre les personnes criminelles, même seulement accusées et pas encore condamnées, ce qui est le prémisse nécessaire à l’arrestation massive des migrants”. »
L’article complet est à retrouver ici : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-l-idee/comment-l-ice-est-elle-devenue-la-police-de-trump-7740742
« Devenue le bras armé de Donald Trump, l’ICE frappe sans distinction : elle arrête des personnes étrangères n’ayant commis aucune infraction, des enfants sur le chemin de l’école et tue des citoyens américains venus protéger les personnes visées. Nous rassemblons ici une liste non exhaustive des victimes de la politique anti-immigration de Donald Trump. Rappeler leurs noms, leurs histoires, c’est mesurer la dérive autoritaire à l’œuvre aux États-Unis et l’obligation d’y résister. » https://www.amnesty.fr/actualites/victimes-ice-police-anti-immigration-donald-trump/


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