This entry is partie 63 de 63 in the series philosophie, psychologie, société

philosophie, psychologie, société

Réflexions autour de l’évolution des droits

Les incivilités au petit coin

Blocage et détresse

L’ascenseur émotionnel

Réflexions et évidences

Un peu de philosophie

Des pistes de réflexion

Les profils idéaux

Mode capillaire 80-90 jusqu’à maintenant

D’r Strubelpeter und d’r Schwàrz Peter

La flemme !

Le niveau intellectuel en France

L’emprise

Cherchons-nous toujours à avoir ce qu’on a pas?

Les animaux et les enfants

La retenue

La solitude, le vide, le manque, l’absence

L’enfance

Les mots font mal

Un soir à Bâle…

Le Yin et le Yang

La différence

Parler ou se taire?

La SNCF

L’information, ses intérêts, ses enjeux, ses conséquences

Les temps changent

La différence d’âge dans les relations amoureuses

Vieillir

Trouver la force en soi

Portrait d’un tyran

Le travail en France

Qu’est ce qui fait un grand homme ?

L’empathie

Expérience japonaise

La volonté d’y croire

La responsabilité des parents dans le devenir de leurs enfants

Réflexions personnelles autour de Scott Peck

Comprendre un individu

L’information (partie 2)

Discours, information et renseignement

Les retrouvailles

La contemplation

Quelques réponses au sondage

Les rêveries nostalgiques d’une génération passée

Déni, lâcheté et non-dits

Réflexions sur la société

Absence de réponses et négation

Dans la gare de Rouen, trône là un piano…

Le piano de la gare de Rouen

Nostalgie pour le vieux continent

À tout ceux qui vont avoir 30 ans prochainement

L’affection

Que la violence cesse !

Le Temps

Discrimination

Mais où est donc passé l’Amour?

Une affaire embarrassante

Les victimes

La réception d’une nouvelle

Réflexions autour des leviers d’influence

Normalisation

La dénonciation

Des preuves sous les yeux

Quand on a été agressé

La différence d’âge dérange, on y voit un grand frère, un oncle, un père… Une figure masculine de la famille et une relation amoureuse avec un individu qui a le double ou le triple de notre âge est impensable.

On y voit un aspect déplacé, malsain, incestueux. La question ne se pose même pas tant il est évident que la réponse à ses avances est un refus catégorique.

L’homme voit seulement une fille qui lui plaît et ne comprend pas sa réticence. Simplement attiré par elle, il n’y voit pas d’inconvénient et pense que l’âge n’a pas d’incidence sur les sentiments. Il pense une telle relation envisageable.

Pour elle, l’idée d’une telle éventualité est choquante et perturbante. Elle se demande s’il a une fille de son âge et s’il peut encore la regarder en face en nourrissant de pareils sentiments. Elle se demande si cela ne le dérangerait pas si elle était amie avec sa fille et de quel œil il verrait leur amitié.

N’est-ce pas pervers de s’intéresser à des jeunes filles lorsqu’on est à la moitié de sa vie et qu’on a déjà bien vécu? Ne ressent-il pas la moindre conscience et culpabilité ?

Ne réfléchit-il pas sur leurs dates de naissance ? Quand elle était bébé, il était adolescent. Quand il était majeur, elle était encore au berceau. Quand il est né, elle n’existait pas encore. Quand elle est née, il aurait pu la prendre dans ses bras, lui changer ses couches, la mettre au lit. Quand elle était petite, il allait déjà au lycée, à l’université, elle jouait encore aux poupées, au bac à sable avec d’autres enfants pendant qu’il pensait à son avenir, à une carrière professionnelle. N’a t-il pas honte d’approcher une si jeune fille ?

Pourquoi ne drague t-il pas des filles de son âge ? Même si la différence d’âge est conséquente, aucun lien de sang ne les unit alors la chose est passable? Et sinon, en quoi est-ce différent ? Des problèmes d’éthique se posent également.

Ah elle est encore fertile contrairement aux femmes de son âge qui ont déjà atteint la ménopause et il souhaite avoir des enfants ? Un peu tard pour se rattraper, non ? La beauté juvénile l’attire, la fraîcheur de cet âge, un besoin de se rassurer ? Simple inconscience?

Quand on ne l’a pas été

Dans cette insouciance, des femmes peuvent rechercher un père dans une relation amoureuse, une figure paternelle qui leur a manqué petite, un manque à combler, une présence rassurante.

Dans ce scénario, la figure paternelle est une présence rassurante et réconfortante, une personne de confiance. La confiance oui, la sérénité, voilà ce qui est recherché à travers une grande différence d’âge. Un homme mâture qui saura les guider dans la vie et les soutenir face à l’adversité. Un homme qui saura aussi leur apprendre et leur enseigner ce qu’elles ignorent, un mentor en somme.

Cet homme qui a le double de leur âge leur procure une certaine fierté. Elles y voient une image de sagesse et d’intelligence, une protection en qui elles trouvent l’assurance de progresser au quotidien. Ainsi, au fil des années, elles se laissent entraîner dans cette relation qu’elles pensent enrichissante.

Ayant plus de maturité, leurs conversations sont plus intéressantes et sensées, cela leur change des individus de leur âge et elles boivent leurs paroles avec attention, captivées par leurs propos.

Cette relation dure jusqu’à ce qu’elles ressentent l’envie et le besoin de se tourner vers un homme de leur âge et de vivre tout ce qu’elles n’ont pas pu vivre avec cet homme plus vieux incapables de leur donner plus.

C’est alors qu’elles revivent, autrement. Après avoir écouté les connaissances, la culture et l’expérience, elles veulent une vie affective et sexuelle riche en rebondissements. Elles veulent un peu de dynamisme et d’action dans leur quotidien et leur vie qui commençaient à s’appauvrir et l’ennui apparaitre.

Le contraste leur fait comprendre leurs erreurs et leurs négligences. Elles consacrent les années suivantes à se rattraper.

philosophie, psychologie, société

La dénonciation

2 réponses à « Des preuves sous les yeux »

  1. Pendant la grande majorité de ma vie, la plus grande différence que j’ai pu imaginer, c’était 7 ans. De nos jours, avec la cinquantaine qui approche, peut-être 10 ans. Mais plus que ça serait de ne pas prendre en conscience le bien-être de l’autre. Je ne connais pas les statistiques en France, mais aux États-Unis, les femmes vivent en moyenne 7 ans de plus que les hommes. 17 ans ou plus sans partenaire, quand c’est trop tard pour établir une famille, je ne pourrais jamais faire ça à personne.

    1. Même 7 ans ou 10 ans, c’est énorme je trouve. Et si la fille accepte les avances, ça doit être flatteur pour l’homme qui se sent alors encore désirable. C’est un sujet complexe. Certains ont quelque chose à se prouver pour se rassurer. Le temps qui passe, l’âge, dans tous les domaines, tous sujets confondus, est une angoisse et une inquiétude autant pour les hommes que les femmes. On voit aussi dans la réalité comme dans la fiction, des femmes de 20-30 ans qui mettent le grapin sur un vieux milliardaire. Et dans ce film sur Vivaldi sorti récemment, je l’ai vu au cinéma, il y a un passage où un homme d’une cinquantaine d’années dit à l’une des pensionnaires qui doit avoir 20 ans, « Sois ma femme, j’ai deux filles de ton âge, tu leur tiendras compagnie. » C’est malsain.
      De plus en plus, je me fais accoster par ce genre d’homme, trop vieux, racaille, moche, de manière courtoise ou de façon plus intrusive et agressive. Quand je sors, je suis inquiète et devient de plus en plus prudente. Je ne dois pas être la seule. Même dans Razzia sur la schnouff avec Jean Gabin, la fille dit avoir 22 ans et lui doit avoir 40-50 et ils se mettent ensemble. Et ça ne dérange personne. Tout cela me choque profondément.

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« Tous les arbres résonnent
Et tous les nids chantent
Qui donc tient la baguette
Dans le vert orchestre de la forêt?

Est-ce là-bas le vanneau gris,
Qui sans cesse hoche la tête, l’air important?
Ou est-ce le pédant qui tout là-bas
Lance toujours en rythme son coucou?

Est-ce cette cigogne qui, la mine sérieuse ,
Et comme si elle dirigeait,
Craquette avec sa longue jambe
Pendant que tous jouent leur musique?

Non, c’est dans mon propre cœur
Qu’est le chef d’orchestre de la forêt ,
Et je le sens qui bat la mesure,
Et je crois bien qu’il s’appelle Amour. », Heinrich Heine

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